Carrière

Mis à jour le 18.10.17

Rémunérations, avancement, temps de travail, mobilité… Autant de questions qui sont logiquement au cœur des préoccupations des quelques 350 000 enseignants des écoles en exercice. Quelques éléments essentiels pour se repérer dans l'arsenal de textes et de dispositifs qui réglementent et encadrent la carrière, intégrant les dernières modifications liées à la mise en place progressive du protocole sur les carrières et les rémunérations (PPCR).

Salaires #

Rémunération #

Les enseignants des écoles, comme l'ensemble des fonctionnaires, sont rémunérés en fonction de leur corps (PE, instituteur ou psychologue), de leur grade (classe normale, hors classe ou classe exceptionnelle) et de leur échelon qui correspond à un nombre de points d’indice. La valeur du point d’indice, fixée par l’État et gelée depuis 2010 a été revalorisée de 1,2 % depuis février 2017. Elle s’élève aujourd’hui à 4,69 € brut.

Les zones 1, 2 et 3 correspondent aux indemnités de résidence. Le taux de cette indemnité, destinée à compenser la cherté de la vie dans certaines communes et agglomérations urbaines, est déterminé par le classement de la commune d'exercice. Pour en savoir plus et connaitre la liste des communes concernées, voir ici

Grilles des salaires approchés jusqu'au 31 décembre 2017 (* arrondis à l'euro)

PROFESSEURS DES ÉCOLES ou psychologue - classe normale
Échelon 1 2 3 4 5 6
Indice 383 436 440 453 466 478
Brut mensuel* 1 795 € 2 043 € 2 062€ 2 123 € 2 184 € 2 240 €
Net zone 1* 1 485 € 1 693 € 1 722 € 1 759 € 1 810 € 1 857 €
Net zone 2* 1 454 € 1 658 € 1 687 € 1 723 € 1 773 € 1 819 €
Net zone 3* 1 439 € 1 640 € 1 655 € 1 705 € 1 754€ 1 799 €
PROFESSEURS DES ÉCOLES ou psychologues - classe normale
Échelon 7 8 9 10 11
Indice 506 542 578 620 664
Brut mensuel* 2 371 € 2 540 € 2 709 € 2 905 € 3 112 €
Net zone 1* 1 967 € 2 108 € 2 249 € 2 413 € 2 585 €
Net zone 2* 1 926 € 2 064 € 2 202 € 2 363 € 2 532€
Net zone 3* 1 906 € 2 042 € 2 179 € 2 338 € 2 505 €
PROFESSEURS DES ÉCOLES et psychologues > hors classe
Échelon 3 4  5  6
Indice 652 705  751 793
Brut mensuel* 3 055 € 3 304 €  3 519 €  3 716 €
Net zone 1* 2 538 € 2 746 €  2 926 €  3 090 €
Net zone 2* 2 486 € 2 689 €  2 865 €  3 026 €
Net zone 3* 2 459 € 2 660 €  2 835 €  2 994 €
INSTITUTEURS – classe normale
Échelon 8 9 10 11
Indice 428 449 479 523
Brut mensuel* 2 006 € 2 104 € 2 245 € 2 451 €
Net zone 1* 1 652 € 1 735 € 1 852 € 2 024 €
Net zone 2* 1 618 € 1 798 € 1 813 € 1 982 €
Net zone 3* 1 600 € 1 780 € 1 794 € 1 961 €

Les sommes données dans le tableau sont des valeurs indicatives. Elles ne tiennent pas compte de la diversité des situations (supplément familial de traitement, cotisation MGEN…)

Pour des données précises reportez-vous à la grille des salaires détaillée.

Indemnités #

En plus du salaire, les professeurs d'école peuvent percevoir différents types d'indemnités. Certaines sont liées aux missions qu'ils exercent.

L’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves (ISAE) #

  • L’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves (ISAE) est versée :

- aux enseignants du premier degré exerçant dans les écoles maternelles et élémentaires et dans les établissements ou services de santé ou médico-sociaux (y compris ULIS école, maîtres E et G, directeurs, remplaçants)
- aux enseignants du second degré exerçant en SEGPA-EREA-ULIS
- aux psychologues de l’éducation nationale
- aux professeurs des écoles stagiaires (à 50%)
- aux PEMF (en fonction de leur service d'enseignement : 66% ou 75 %)

  • Elle reste liée à l’exercice effectif des fonctions enseignantes et de direction ; par conséquent elle est proratisée en cas de temps partiel ou incomplet, d’exercice partagé entre une école y ouvrant droit et un établissement n’y ouvrant pas droit.
  • Elle est maintenue en cas de congé maternité, paternité, d’adoption. En cas de congé maladie ordinaire, elle est maintenue à taux plein pendant 3 mois et à demi-taux pendant 9 mois, mais cesse d’être versée en cas de CLM ou CLD.
  • Elle s’élève depuis septembre 2016 à 1 200 € annuels brut, et est versée chaque mois (86,19 € net) aux personnels concernés. Une partie est intégrée dans le salaire : cela se matérialise par une hausse de 4 points d’indice, compensée par l’apparition d’une ligne de retenue sur la feuille de paye intitulée « transfert  prime-points »

Les discussions ouvertes avec le ministère sous la pression du SNUipp-FSU ont permis d'acter quelques avancées pour certains "oubliés de la revalorisation", les enseignants exerçant les missions de référents pour les usages  numériques, les enseignants référents handicap (pour ces derniers, la revalorisation sera effective s'ils perçoivent le montant maximum de l'indemnité de mission particulière). Pour certains enseignants de SEGPA/EREA/ULIS collège, le nouveau régime indemnitaire sera moins avantageux avec une perte pouvant aller jusqu'à 400€/an.  Reste quelques catégories d'enseignants toujours exclus totalement ou partiellement de l'ISAE. Pour le SNUipp-FSU, le dossier n'est pas clos, tous les enseignants quelle que soit leur affectation doivent bénéficier d'une revalorisation à 1 200€.  Il poursuivra son interpellation auprès du nouveau ministère en ce sens.

L’indemnité de sujétion spéciale (ISSR) #

Elle est versée aux enseignants effectuant des remplacements en dehors de leur école de rattachement. Elle est comptée par jour de remplacement effectif et est fixée selon la distance entre l'école de rattachement et l'école de remplacement.
Pour des remplacements successifs sur le même poste qui couvrent l'ensemble de l'année (plusieurs ordres de mission), seule la dernière période s'étendant jusqu'à la fin de l'année scolaire ne donne pas lieu à versement de l'ISSR. Elle peut en revanche ouvrir droit aux indemnités de déplacement et repas.

Taux journalier de l'ISSR (brut en euros - au 1er février 2017) :

jusqu'à 9 km 15.38€
de 20 à 29 km 20.02€
de 20 à 29 km 24.66€ par jour
de 30 à 39 km 28.97€ par jour
de 40 à 49 km 34.40€ par jour
de 50 à 59 km 39.88€ par jour
de 60 à 80 km 45.66€ par jour
par tranche de 20 km en plus 6,81€

Indemnités liées à des fonctions particulières #

Ces indemnités sont versées mensuellement. Voici les taux au 1er février 2017 :

Indemnité éducation prioritaire  144€ en REP et 192€ en REP+
Conseillers pédagogiques  153 € + 27 points de NBI : 280€ (si titulaire d'un CAFIPEMF)
Maîtres formateurs « accueillant des stagiaires»  174 € (si titulaire d'un CAFIPEMF)
Direction d'école voir  la page dédiée

Les indemnités dans l'ASH #

Enseignants spécialisés détenteurs du CAPA-SH (Hormis ceux exerçant en Ulis-école) ou psychologues de l’Éducation Nationale titulaires du DEPS 70 € qui s'ajoutent aux autres indemnités
Enseignants référents 104 € ou 208 €  (une instruction de gestion a été adressée aux recteurs en mars 2017 préconisant le versement du montant le plus élevé)
Enseignants en ULIS école 27 points de NBI soit 126 €
Enseignants Segpa/Erea/Ulis 2nd degré et médico-social 247 €

Plus d'infos sur Kisaitou en ligne #

Frais de déplacement et de repas #

Tout déplacement dans l’exercice des fonctions (CPC, PEMF, RASED, accompagnants des élèves en situation de handicap...) ou lors d’un stage de formation, ceux qui exercent en service partagé et les remplaçants affectés à l’année doivent être indemnisés de leurs frais de déplacement et parfois de leurs frais de repas. Pour prétendre aux remboursements, il faut se déplacer hors de sa résidence administrative et hors de sa résidence familiale. Cela peut concerner :

  • des missions ponctuelles,
  • des déplacements réguliers,
  • des stages ou des actions de formation initiale ou continue,
  • des conférences ou animations pédagogiques,
  • des réunions de directeurs-directrices,
  • des réunions CM2/6ème etc.

Ordre de mission #

Tout déplacement effectué pour les besoins du service, quel que soit son objet, doit donner lieu à un ordre de mission ouvrant droit à des frais de déplacement conformément à la réglementation. Il est nécessaire que toute invitation ou convocation par lettre, téléphone ou courrier soit validée en tant qu’ordre de mission par l’administration dans l’application chorus.

Plus d'infos sur Kisaitou en ligne

Les enseignants rencontrant des difficultés à faire respecter leurs droits peuvent contacter leur section départementale du SNUipp-FSU.

Comment lire ma feuille de paye? #

Parce qu'il n'est pas simple de comprendre les détails de sa feuille de paye, le SNUipp-FSU la décrypte pour vous. Cliquer sur l'image.

Comment bien lire sa feuille de paye

Depuis 1998, les enseignants ont perdu 15 % de pouvoir d'achat et sont aujourd'hui parmi les plus mal payés d'Europe restent aujourd'hui parmi les plus mal payés d'Europe malgré la légère amélioration liée à la mise en place du protocole PPCR. Le SNUipp demande une revalorisation du point d'indice. Il demande également que tous les enseignants amenés à se déplacer soient remboursés de l'intégralité de leurs frais réels y compris au sein d'une communauté urbaine ou d'une agglomération.

Le calendrier prévisionnel de versement des salaires pour l'année 2017 #

Les dates affichées sont les dates de valeur. Selon le fonctionnement de votre établissement bancaire, vous pouvez constater un décalage de 24 heures sur votre relevé.

2017 Paye
JANVIER 27
FEVRIER 24
MARS 29
AVRIL 26
MAI 29
JUIN 28
JUILLET 27
AOUT 29
SEPTEMBRE 27
OCTOBRE 27
NOVEMBRE 28
DECEMBRE 21

Avancement #

Comment fonctionnent les promotions ? Les mesures du PPCR #

Une promotion, c’est le passage à l’échelon supérieur. On est promu dès qu'on atteint une ancienneté suffisante dans l'échelon (voir tableau).
Le protocole PPCR a mis fin au système d’avancement à trois vitesses. Désormais, la cadence d’avancement est la même pour tous, sauf lors du passage aux 7ème et 9ème échelons au sein de la classe normale et lors de chaque changement de grade (hors-classe, classe exceptionnelle). Le principe d’un déroulement de carrière sur au moins deux grades est acté. Tous les enseignants déroulant une carrière complète pourront accéder à l’indice terminal de la hors-classe. Un troisième grade, la classe exceptionnelle est créé. Il est réservé aux enseignants ayant des missions particulières et à ceux reconnus « méritants ».

Une évaluation remaniée #

Trois rendez-vous de carrière avec visite en classe , suivie d’un entretien, sont prévus :

  • pour le passage du 7ème échelon et 9ème au sein de la classe normale pouvant déboucher sur une accélération de carrière d’une année pour 30% des éligibles.
  • ainsi que sur un accès à la hors-classe plus ou moins rapide. 

La note est supprimée. Elle est remplacée par un avis de l’IA-DASEN sur proposition de l’IEN pour chacun des rendez-vous de carrière.

Le calendrier des mesures #


Voir le calendrier des mesures PPCR
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Déroulement de carrière à la classe normale #

La vitesse d’avancement est la même pour tous sauf aux 6e et 8e échelons où deux accélérations d’un an seront possibles. La durée pour atteindre le 11e échelon sera de 26 ans au maximum, 24 ans au minimum.


Voir le déroulement de carrière des PE à la classe normale
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Attention, les revalorisations des grilles indiciaires présentées comportent la conversion d’une partie des indemnités (ISAE) en points d’indice. Cette conversion correspond à l’ajout de 4 points au 1er janvier 2017 et de 5 points au 1er janvier 2018 sans incidence sur le traitement net.

Déroulement de carrière à la hors-classe #

À compter de la rentrée 2018, les PE seront promouvables à la hors-classe à partir de deux ans d’ancienneté dans le 9e échelon de la classe normale. Ils seront départagés par un barème prenant en compte l’avis de l’IEN (3e rendez-vous de carrière) validé par le Dasen et l’ancienneté à partir de deux ans dans le 9e échelon.

Voir le déroulement de carrière des PE à la  hors classe
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Aujourd’hui, le taux de promotion des PE à la hors-classe est de 5%. Un peu moins de 12 000 PE classés au 11e et au 10e échelon sont promus chaque année. Le ministère s’est engagé à accroître progressivement ce flux jusqu’en 2020 pour qu’il corresponde à un taux de promotion équivalent à 7% des promouvables d’aujourd’hui.

Déroulement de carrière en classe exceptionnelle #

Qui pourra y accéder ? #

  • 80% passeront par une entrée « fonctionnelle » à compter du 3e échelon de la hors-classe et après au moins huit ans d’exercice pas forcément continus en éducation prioritaire, en tant que directeur et directrice d’école (ou chargé de classe unique), enseignant de SEGPA, conseiller pédagogique, référent handicap ou pour avoir enseigné dans le supérieur. Une fois la condition de « fonction » remplie, l’avis de l’IEN, avalisé par le Dasen, sera ici prépondérant pour être promu.
  • 20% y accéderont sur le seul « mérite » à partir du dernier échelon de la hors classe. L’avis de l’IEN, avalisé par le Dasen, permettra de choisir celles et ceux qui auront eu « un parcours exceptionnel ».
  • Pendant une période transitoire jusqu’en 2020, les enseignants devront faire acte de candidature pour accéder à ce grade.

Voir le déroulement de carrière des PE à la classe exceptionnelle

Le reclassement dans les nouvelles grilles #

Il concerne tous les enseignants au 1er septembre 2017.

Dans la classe normale #

Il se fait avec conservation de l’ancienneté acquise dans l’échelon d’origine pour les collègues reclassés au même échelon et sans conservation pour les collègues reclassés à l’échelon supérieur.

Voir son reclassement dans la nouvelle grille PPCR
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A  la hors classe #

Le reclassement se fait à l’indice égal ou directement supérieur. En raison de la suppression du 1er échelon actuel (indice 495), l’échelon de reclassement sera l’échelon inférieur, mais l’indice de rémunération reste bien le même. Les PE ayant plus de 2 ans et 6 mois d’ancienneté au 5ème échelon de l’actuelle hors-classe seront eux reclassés au 5ème échelon de la nouvelle hors-classe, le nouveau 4ème échelon ayant une durée de 2 ans et 6 mois.

En savoir plus sur les mesures PPCR : #

  • Le SNUipp-FSU a édité une brochure sur les changements dans les carrières des enseignants des écoles avec l'entrée en vigueur du PPCR : les mesures concrètes explicitées.

Voir la brochure sur les changements liées au PPCR

  • Ci-dessous, un calculateur en ligne qui permet à chacun de projeter son évolution de carrière et de la comparer aux modalités actuelles d’avancement.

Calculer sa nouvelle carrière

Le protocole PPCR aboutit à des salaires revalorisés et de nouvelles carrières au déroulement moins inégalitaire que dans le processus précédent. Toutefois, le SNUipp-FSU continue de revendiquer un avancement à une véritable cadence unique comme d’autres corps de la Fonction publique. Il est opposé à une classe exceptionnelle dont l’accès concernera au mieux 10% de la profession, exclura de fait la quasi totalité des PE,  va renforcer les inégalités entre les hommes et les femmes et sera un outil de management renforcé. Si le syndicat acte positivement la suppression de la note, il estime qu’en aucun cas, l’avis de l’IEN ne doit être déterminant pour un changement de grade ou d’échelon. L’expérience professionnelle mesurée par l’ancienneté doit prioritairement être prise en compte.

Temps de travail #

Obligations de services (ORS) #

Les 27 heures de service hebdomadaires s’organisent en : 24 heures d'enseignement et 3 heures hors enseignement en moyenne. Ce sont les 108 heures annualisées qui se décomposent en :

organisation des 108 heures annuelles PE

Il faut ajouter à cela des obligations formalisées par d’autres textes comme les deux jours de prérentrée, la journée de solidarité ou le temps d’accueil de 10 minutes avant la classe.

L’augmentation des demandes institutionnelles et sociales, la nécessité d’une meilleure prise en compte des besoins des élèves, complexifient le métier et alourdissent la charge de travail des enseignants. Les conditions de travail et de vie des enseignants et des personnels de l’école se sont fortement dégradées. Nombreux sont ceux qui rejettent le contenu et l’organisation actuelle du temps de travail.

C’est la raison pour laquelle le SNUipp-FSU a interpellé le ministère pour redéfinir les obligations de service des enseignants. Dans un premier temps, la redéfinition du temps de travail passe par l’arrêt des activités pédagogiques complémentaires (APC), pour mettre ces heures à la disposition des enseignants pour les consacrer notamment à l’appropriation des nouveaux programmes, au lien avec les familles ou à la liaison école-collège.

APC : porter la voix des personnels pour obtenir des avancées
La campagne nationale du SNUipp-FSU sur la suppression des APC et la réappropriation de ces temps par les équipes a permis de mettre en avant la question des temps d’enseignement et de leur organisation. Malgré quelques inflexions obtenues dans la définition de ce temps, pour le SNUipp-FSU on reste loin du compte et le syndicat poursuivra ses actions avec les personnels.
En savoir plus sur la campagne.

Remplaçants, postes fractionnés #

Ces personnels ont les mêmes obligations de service que les enseignants titulaires de leur poste mais les rythmes scolaires variables d'une école à l'autre introduisent des durées inégales de journées de classe selon les communes. Les ORS des remplaçants et des enseignants sur postes fractionnés peuvent donc parfois dépasser les 24 heures hebdomadaires. Selon le décret du 20/08/2014, tout dépassement devra être récupéré à un autre moment de l’année et les remplaçants ne peuvent travailler à la fois le mercredi et le samedi. Pour en savoir plus, consultez la page consacrée aux remplaçants.

Allègement de service en éducation prioritaire #

Les enseignants exerçant dans les 350 réseaux classés REP+ bénéficient d’un allègement de leur temps d’enseignement de 18 demi-journées par an pour le travail en équipe, la formation continue, la relation aux familles. Pour en savoir plus, consultez la page consacrée à l'éducation prioritaire.

Travail à temps partiel #

Le temps partiel de droit #

Il est accordé pour élever un enfant de moins de trois ans, donner des soins à son conjoint, à un enfant à charge ou à un ascendant, pour invalidité.

Le temps partiel sur autorisation #

Il est accordé pour convenances personnelles. Il est soumis à la « nécessité de service ». En raison du déficit d’enseignants, les DASEN le refusent de plus en plus souvent. Les nouvelles modalités d’organisation de la semaine scolaire limitent les choix de quotité de temps partiel et compliquent l’organisation des compléments de service.

Plus d'infos sur Kisaitou en ligne

Au regard de la complexification grandissante du métier et de l'alourdissement des missions, le SNUipp-FSU revendique un allègement des obligations de service des enseignants. Avec une première étape de 21 heures de classes sans diminution du temps d'enseignement pour les élèves et la fin des APC. Il demande une mise à plat de la réforme des rythmes scolaires avec un cadrage national facilitant l'organisation des enseignements. Il s'oppose également à toute restriction du droit au travail à temps partiel pour les professeurs d'école.

Congés et autorisations d'absence #

Les autorisations sont de droit, avec traitement, pour les raisons prévues par la réglementation : enfant malade, exercice de mandat électif, examens liés à la grossesse, naissance ou adoption, décès des ascendants directs, du conjoint, des enfants... Les autres demandes sont soumises à l’autorisation des IEN. Elles peuvent être accordées parfois sans traitement et avec perte de l’ancienneté des services.

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La pénurie de remplaçants conduit les DASEN au refus de nombreuses autorisations d'absence autrefois accordées. Le SNUipp-FSU FSU demande que toutes les autorisations d'absence justifiées soient accordées avec traitement.

Mobilité #

"Les permutations" : changer de département #

Un enseignant peut changer de département en participant au mouvement interdépartemental appelé couramment "permutations informatisées" : saisie des vœux en novembre, résultats fin mars, phase manuelle en mai-juin. La mobilité dépend d’un barème national intégrant l’ancienneté et la situation familiale, ainsi que des possibilités de sortie et d’entrée offertes par les départements.

Voir les règles et calendrier de l'année 2017

Selon l’attractivité du département visé, les possibilités sont souvent très réduites. Les statistiques des permutations de l'année 2017 permettent de les mesurer.

Quand cette phase informatisée a échoué, il est possible de participer à une phase manuelle appelée "ineat/exeat" : contacter votre section départementale.

"Le mouvement" : changer de poste #

Un enseignant peut changer de poste dans son département en participant au mouvement intra-départemental. Chaque enseignant peut postuler sur les postes proposés à cette opération selon des règles et des procédures propres à chaque département et contrôlées par leurs délégués du personnel en Commission administrative paritaire (CAPD). Contacter votre section départementale

Changer de métier #

En utilisant le congé de formation professionnelle ou le droit individuel à la formation (DIF), des voies inexplorées faute des crédits nécessaires. Pour changer de corps dans la fonction publique, il existe des voies d'accès par liste d'aptitude ou par détachement.

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Les possibilités de mobilité doivent être élargies par la création de postes nécessaires, l'application de critères justes et transparents, la limitation des postes à profil, le développement de vrais dispositifs permettant les secondes carrières et les reconversions.

Santé et sécurité au travail #

A quoi sert le Comité d'hygiène et de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ? #

Les enseignants exercent dans des conditions qui sont potentiellement source de risques psycho-sociaux. Aujourd’hui, il est possible de faire appel au CHSCT lorsque les conditions de travail sont modifiées ou se dégradent. Le CHSCT, composé de délégués du personnel, sous la présidence du recteur ou du Dasen, est informé et consulté sur les conditions de travail, l’entretien, la construction, l’organisation du travail, les horaires, les projets d’aménagement ou encore les réformes importantes. Il émet des avis et des préconisations, conduit des enquêtes et des visites sur le terrain pour réduire ou supprimer les risques qui peuvent exister. Il contribue ainsi à l’amélioration des conditions de travail.

Prévenir les risques, les signaler #

Le DUER (document unique d’évaluation des risques) élaboré avec les enseignants permet d'identifier et de prévenir les risques : il recense les modifications importantes des conditions de travail (construction ou fusion d’une école, changement des horaires de travail...), se penche sur l’ambiance de travail (le bruit, l’éclairage, les écrans...) et les situations d’agression ou de harcèlement.

Le registre SST (Santé Sécurité au Travail) permet de recenser les observations et problèmes liés à la prévention des risques professionnels et à l’amélioration des conditions de travail.

Le registre DGI (Danger Grave et Imminent) permet de signaler des situations qui présentent un danger grave et imminent.

Saisir le CHSCT #

Les enseignants peuvent saisir le CHSCT pour une adaptation du poste de travail si nécessaire (personnel handicapé, femme enceinte...), en cas de violence (insulte, agression...) ou en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Le CHSCT est également saisi en cas d’exercice du droit de retrait lorsque l’enseignant estime qu’il est exposé à un danger grave et imminent.

Des élus du SNUipp et de la FSU siègent dans la plupart des CHSCT départementaux. Obtenez leurs coordonnées auprès de votre section départementale.

Action sociale #

Aide à l’installation, à la garde d’enfants, aux vacances, au maintien à domicile, aide aux enfants handicapés, aides financières d’urgence, culture, périscolaire… le champ de l’action sociale est très varié mais trop peu utilisé notamment du fait d’une information peu relayée par l’Éducation nationale.

Les différents types d'aide #

  • Les prestations interministérielles (PIM) : Chèque emploi service universel (CESU), Chèque-Vacances, aides au maintien à domicile
  • Les actions sociales d’initiative académique (ASIA) : aides au logement, aux vacances, aux études...
  • Les prêts et secours attribués au niveau départemental ou académique

Le SNUipp et la FSU siègent dans toutes les instances, y compris les commissions qui attribuent des aides et secours financiers.

Qui peut en bénéficier ? #

Les stagiaires et titulaires, les retraités ainsi que les ayants droit (veufs, veuves, tuteurs d’orphelins d’un enseignant) et les AED et AESH pour certaines prestations. La plupart des prestations sont soit soumises à un plafond de ressources, soit modulées par tranches sur la base du quotient familial. Contrairement aux idées reçues, de très nombreux collègues sont éligibles aux prestations payées par la Fonction Publique (chèque-vacances, CESU garde d’enfant, actions régionales des SRIAS).

Par exemple pour le chèque-vacances, un couple de PE avec 2 enfants aura une bonification d’épargne de 20 % jusqu’au 8e échelon, de 10 % jusqu’au 10e échelon. Ou encore, pour un jeune de moins de 30 ans, pour 30 € épargnés, l’État ajoute environ 10 €.

Où s'adresser ? #

Quelle aide? Quel montant? Où s'adresser?
Aide à l’installation des personnels nouvellement nommés (AIP) 500 € (900 € en ZUS) www.aip-fonctionpublique.fr
Garde de jeunes enfants 0/6 ans (chèque emploi service universel CESU) 400 € ou 700 € et rétablissement d’une tranche à 265 €. Cette aide est majorée de 20% pour les familles monoparentales. www.cesu-fonctionpublique.fr
Aide au maintien à domicile (retraités) Caisses régionales vieillesse (CARSAT), tél : 3960
Aides ou actions relevant de la SRIAS, Section Régionale Interministérielle d’Action Sociale www.fonction-publique.gouv.fr/accedez-au-site-de-votre-srias
Les Chèques-Vacances Bonification d’épargne par l’état de 10 à 30 %, 35 % pour les -30 ans. Plan d’épargne de 4 à 12 mois, minimum 40 € par mois www.fonctionpublique-chequevacances.fr

Retrouvez toutes les prestations, leur montant, les conditions d’obtention dans le guide édité par la FSU

Les droits liés à l’action sociale, trop souvent méconnus, doivent s'étendre et bénéficier au plus grand nombre. Dans la fonction publique, alors que les prestations interministérielles ont été réduites pour des questions budgétaires, le SNUipp et la FSU revendiquent l’inscription d’un droit et d’une obligation de l’employeur dans le statut avec une enveloppe de 3 % de la masse salariale.

Droit syndical, droit de grève #

Réunions d'information syndicale, stages syndicaux #

Si ces droits sont des droits constitutionnels et inscrits dans le statut général de la Fonction Publique, ils sont néanmoins limités pour les enseignants du primaire . Ceux-ci ont désormais le droit de participer à trois réunions d’information syndicale (RIS) par année scolaire, soit 9 heures dont l'une peut se tenir sur le temps d'enseignement, les deux autres étant à prendre sur le quota des 108 heures. Chaque enseignant a également le droit à 12 jours par an consacrés à des stages de formation syndicale. L'autorisation d'absence est à adresser à l'IEN un mois avant la tenue du stage. En raison des tensions actuelles sur le remplacement l'exercice du droit syndical est actuellement souvent entravé par la nécessité de service invoquée par l'administration car les enseignants restent tenus d'assurer l'accueil des élèves.

Droit de grève #

L’ensemble des instituteurs et des professeurs des écoles ont droit de grève, les adjoints comme les directeurs, les personnels spécialisés, les enseignants en stage, les titulaires, les non-titulaires, les stagiaires IUFM, les professeurs des écoles recrutés sur liste complémentaire, les conseillers pédagogiques, les assistants d’éducation … Depuis la mise en place du service minimum d'accueil (SMA), lorsqu’un préavis de grève a été déposé, toute personne exerçant des fonctions d’enseignement dans une école, doit déclarer au moins 48 heures avant la grève son intention d’y participer. En revanche, la personne qui aurait fait connaître son intention de participer au mouvement de grève peut librement y renoncer.

Plus d'infos sur Kisaitou en ligne

Participer à une réunion syndicale (RIS ou stage) permet de s’informer, de débattre, d’agir ensemble… Le SNUipp-FSU continue de demander que les RIS puissent se tenir sur l'intégralité du temps de service, y compris sur le temps de présence des élèves. Il exige également la fin du dispositif SMA.