COOPERER pour apprendre

Mis à jour le 30.08.07

François le MENAHEZE Formateur à l'IUFM des Pays de Loire et membre de l'Institut coopératif de l'école moderne (ICEM)

L'école oublie assez souvent de permettre à chaque jeune de découvrir son potentiel, ses capacités, comme autant de points d'appui pour se projeter dans l'avenir.

Pour François Le Ménahèze, ancien directeur de l'école Ange Guépin à Nantes et formateur à l'IUFM, l'école devrait être repensée sur cette base. Et c'est là que les démarches et outils de la pédagogie Freinet prennent tout leur sens : l'expression libre, mais aussi la coopération.

Selon lui, il faut se dégager de la compétition latente due à une dérive assez pernicieuse des évaluations : « le savoir a une globalité et s'accommode mal de cette façon de disséquer, de critérier les choses ». On doit construire une évaluation formatrice et faire en sorte que les élèves se l'approprient. L'idée du travail coopératif avance (tutorat, entre-aide), mais les enseignants veulent garder la maîtrise alors que précisément c'est ce qui échappe dans la coopération. Se servir des conseils d'élèves pour améliorer les relations dans l'école et de la correspondance comme préconisé dans les programmes, est insuffisant.

C'est au niveau des apprentissages que tout prend sens car « c'est à plusieurs qu'on apprend tout seul » ! Des expériences et des recherches l'ont montré : on peut dépasser un certain nombre de difficultés et relancer une dynamique positive pour les élèves comme pour les familles, là où ont pu se mettre en place des équipes stables, un travail cohérent fondé sur le fonctionnement coopératif et les démarches naturelles, de tâtonnement expérimental...