Un nouveau chemin pour l'école rurale

Mis à jour le 18.02.18

Confrontée à des évolutions économiques et sociales, l'école rurale doit réussir sa mutation en conservant sa spécificité.

Malgré la diminution très sensible du nombre d’écoles sous l’effet des fermetures ou de la création de regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI), malgré la perte d’effectifs, le système éducatif en milieu rural concerne encore aujourd’hui près du quart des élèves du primaire, et un peu moins du cinquième des collégiens, ce qui représente près d’un million d’élèves.
Pour Pierre Champollion, l’école rurale demeure donc une réalité incontournable et ceci bien qu’elle n’échappe pas aux évolutions de notre société . Elle est ainsi confrontée selon les secteurs à un renouvellement de sa population entraînant une évolution sociale des publics accueillis ou au contraire à une baisse démographique qui peut menacer jusqu’à la survie de certains territoires. Face à ces transformations, l’école rurale a toujours su réagir par l’innovation et l’adaptation des formes scolaires et de ses pratiques pédagogiques.

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Pierre Champollion est chercheur titulaire au laboratoire Éducation, Cultures, Politiques (ECP) de Lyon2-Saint-Étienne et chercheur associé au laboratoire Espaces et Sociétés-Caen (ESO-Caen). Il préside l’Observatoire éducation et territoire (OET). Co-auteur avec Yves Alpe et Angela Barthes d' « École rurale et réussite scolaire » (éditions Canopé, 2016), il vient de rédiger « Inégalités d'orientation et territorialité. L’exemple de l’école rurale montagnarde », une contribution au rapport CNESCO à paraître intitulé « Justice à l’école et territoires ».

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itv Pierre Champollion