Les raisons du 10 octobre #4

Mis à jour le 04.10.17

Le rétablissement du jour de carence en cas de congé maladie représente une double peine pour les fonctionnaires : en plus de constituer une nouvelle amputation de leur pouvoir d'achat, il punit les agents, considérant qu'ils sont coupables d'être malades.

Le rétablissement du jour de carence en cas de congé maladie représente une double peine pour les fonctionnaires : en plus de constituer une nouvelle amputation de leur pouvoir d'achat, venant s'ajouter à celles dues au gel de la valeur du point, à l' augmentation des cotisations retraites, il punit les agents, considérant qu'ils sont coupables d'être malades.

Le jour de carence est injuste

Parler d'équité avec le privé est injuste puisque pour de nombreux salariés du privé les jours de carence sont compensés par l'employeur. Une étude menée par l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé, publiée en 2009 montrait ainsi que 66% des salariés bénéficient d’une prise en charge du délai de carence par leur prévoyance entreprise. Dans la fonction publique en revanche, pas de compensation financière.

Le jour de carence est inefficace

Les données comparatives pour les salariés du privé le confirment, il conduit à différer l'arrêt de travail et à dégrader davantage l'état de santé du salarié. Les arrêts sont donc moins nombreux mais plus longs. De plus, des liens entre les absences pour raison de santé et les mauvaises conditions de travail sont établis.

Pour le SNUipp-FSU, réduire les inégalités n'est donc pas une affaire d' alignement sur les conditions les plus défavorables. Il faut au contraire mieux protéger les salariés du privé qui sont les moins bien couverts et exiger la fin des jours de carence, dans le privé comme dans le public !