La rentrée du SNUipp-FSU

Mis à jour le 27.08.17

Le SNUipp-FSU détaille son projet pour l'école et les enseignants et revient sur les premières mesures et déclarations de Jean-Michel Blanquer

Avant celle du ministre, le SNUipp-FSU fait sa rentrée pour présenter à la presse son projet pour l'école et les enseignants. Mobilisé et revendicatif, le syndicat compte bien faire entendre une toute autre musique que les airs simplistes et rétrogrades déjà entonnés par le locataire de la rue de Grenelle.

Chiffres en main, Francette Popineau, Régis Metzger et Arnaud Malaisé ont démontré une nouvelle fois le sous-investissement structurel qui affecte l'école primaire française et qui la place au dernier rang des 11 pays de l'OCDE comparables en termes de niveau de vie. Un déficit qui vient en partie expliquer les difficultés de l'école française à lutter contre des inégalités scolaires qui sont avant tout des inégalités sociales. Pour le SNUipp, il s'agit bien du défi majeur qui est posé à notre système éducatif et qui ne pourra pas être relevé à coups d'injonctions ministérielles et d'appel à des méthodes miracle ou à un prétendu recentrage sur les "fondamentaux".


S'appuyer sur la professionnalité des enseignants

Les premières mesures concrètes du nouveau ministère ne peuvent qu'inquiéter : rentrée en musique témoignant d'une méconnaissance grave de la réalité des écoles ;  CP à 12 créés à moyens constants en dépouillant le dispositif plus de maîtres , les remplaçants, les RASED... ; menaces sur les contrats aidés qui remplissent pourtant des missions indispensables aux fonctionnement de l'école ; décret sur les rythmes scolaires précipité permettant un retour à 4 jours aux écoles qui le souhaitent mais provoquant une déstructuration de l'organisation des enseignements. Le SNUipp a rappelé qu'on ne pouvait réformer et transformer l'école sans s'appuyer en premier lieu sur la professionnalité de celles et ceux qui la font au quotidien.

Investir dans la durée

Cela passe par un effort accru sur la formation initiale et continue des professeurs d'écoles, la seconde étant actuellement complètement sinistrée. Il faut aussi développer l'accompagnement des enseignants, le lien avec la recherche en éducation  et respecter le temps long de l'école qui n'est pas celui des effets d'annonce politique. Enfin , il faut se pencher sur des conditions d'enseignement qui se dégradent, sur des carrières et des rémunérations qui doivent continuer à s'améliorer pour rendre le métier attractif et reconnu socialement.