En grève et dans l’action pour l’École !

Mis à jour le 24.03.26

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Les organisations syndicales FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, CGT Éduc’Action et SUD Éducation dénoncent les choix budgétaires qui dégradent davantage un service public déjà exsangue.

Dans un contexte de baisse démographique, le budget 2026 adopté par l’Assemblée nationale et le Sénat entérine une offensive contre l’École publique, en profitant de cette évolution pour supprimer massivement des postes.
Alors que les opérations de carte scolaire débutent dans les départements, une large intersyndicale appelle à la mobilisation pour dénoncer les suppressions de postes et demander plus de moyens pour l’École.

CONDITIONS DE TRAVAIL

  • Le climat scolaire se dégrade et les équipes doivent répondre seules au mal être sociétal exprimé par de plus en plus d’élèves et de familles sans soutien de l’institution. Le sentiment de perte de sens du métier qui en découle grandit chez les enseignant·es et les AESH.
  • L’inclusion, sans prise en compte réelle des besoins des élèves, des familles et des professionnels est une illusion. La mise en place à marche forcée des PAS ne règlera pas les problématiques de l’école inclusive. Elle risque au contraire de dégrader son fonctionnement déjà rendu difficile par le manque de moyens dédiés.
  • Les directrices et directeurs ont besoin de mesures d'urgence qui permettront d’améliorer immédiatement leurs conditions d’exercice. Voir les 15 mesures d’urgence portées par la FSU-SNUipp.
  • Les attaques contre l'organisation des services de remplacement de ces dernières années doivent cesser. L’École a besoin de remplaçant·es en nombre suffisant et répondant à des missions adaptées aux besoins de toute l’école, ASH, REP, formation …
  • Le management par l’évaluation n’a pas sa place dans le service public d’Éducation. Il ajoute une pression inutile sur les équipes et n’apporte aucun bénéfice pour l’apprentissage des élèves ou pour la gestion des écoles.

L’École et les personnels ont besoin de temps, de moyens et de reconnaissance pour simplement pouvoir faire leurs métiers. Mobilisons-nous pour exiger une autre politique pour l’École.

EFFECTIFS

La politique néolibérale mise en place par Emmanuel Macron et le gouvernement utilise la baisse démographique pour réduire les moyens alloués à l’École Publique.
Au contraire, cette baisse démographique scolaire est une opportunité qu’il faut saisir pour réduire les effectifs dans toutes les classes, renforcer l’accompagnement des élèves, améliorer les conditions de travail des personnels et lutter plus efficacement contre les inégalités scolaires. Julien Grenet, docteur en sciences économiques, décrypte ces choix budgétaires et évalue les alternatives possibles et leur faisabilité. Baisse démographique, une chance pour l’école

L’École a besoin de moyens pour fonctionner et d’engagements forts pour réduire les inégalités. Mobilisons-nous pour empêcher la suppression de 1891 postes dans le premier degré !

SALAIRES

La rémunération des enseignant·es français·es stagne depuis beaucoup trop longtemps. Le gel du point d’indice depuis 2023, l’absence de revalorisation et l’inflation continuent de creuser l’écart. Selon Eric Charbonnier dans une interview à Fenêtres sur Cours : Salaires : les oubliés de la République, les PE gagnent moins que la moyenne de leurs homologues des pays de l’OCDE .

Pour mieux visualiser l’ampleur des pertes, le graphique suivant met en évidence, selon l’échelon, le montant perdu sur les 15 dernières années au regard de l’inflation cumulée.

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La rémunération des AESH, particulièrement indigne, organise la précarisation de milliers d’agent·es, majoritairement des femmes, trop souvent obligées de cumuler deux emplois pour pouvoir vivre et de se déplacer entre plusieurs établissements.

L’augmentation du prix des carburants, due aux conflits internationaux, va considérablement dégrader la situation financière de tous les personnels, parfois contraints à faire beaucoup de kilomètres pour rejoindre leur lieu de travail, ou bien parce que ce sont des personnels itinérants. En mars 2025, la mise en place d’un jour de carence et la rémunération à hauteur de 90% du salaire en cas d'arrêt maladie sont des attaques supplémentaires qui contribuent au déclassement salarial des personnels.

L’École a besoin de personnels mieux payés et mieux considérés pour pouvoir fonctionner. Mobilisons-nous pour exiger une revalorisation salariale à la hauteur des enjeux de l’École Publique.

La FSU, l’UNSA Éducation, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Éduc’Action et SUD Éducation soutiennent les mobilisations en cours et à venir et appellent à les amplifier, en particulier sur la semaine du 30 mars au 3 avril.
Au cours de cette semaine de mobilisation, nos organisations appellent, partout où cette date ne fait pas obstacle aux actions déjà organisées, à une journée de grève le mardi 31 mars.

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