Canicule : protégez nos écoles !
Mis à jour le 26.06.26
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Hasard du calendrier ? C’est le mardi 23 juin, en plein épisode caniculaire, que la commission “transition écologique” du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) réunissant syndicats enseignants, lycéen·es et étudiant·es et parents d’élèves, a présenté un rapport adopté en mars dernier intitulé “L’école actrice de la transition écologique”.
Une commission élargie, réunissant des organisations syndicales, (FSU, UNSA, CGT, Snalc, CFDT, CFTC), la fédération de parents d’élèves FCPE, mais aussi des organisations lycéennes et étudiantes a présenté un rapport adopté à l’unanimité en mars au CSE (avec l’abstention du MEDEF). Celui-ci présente une vision très large de la situation de l’École en matière d’écologie et d’adaptation du bâti scolaire, mais surtout, il propose une quarantaine de mesures à adopter pour pouvoir faire face à l’urgence écologique.
Et il y a du chemin à faire ! L’impréparation de ces derniers jours l’a encore prouvé : annonces dans l’urgence, prises de décisions renvoyées à l’échelon local et ouverture des “parasols” à tous les niveaux de la hiérarchie. Ce sont les équipes sur le terrain qui ont dû bien souvent s’organiser et s’adapter !
Pour la FSU-SNUipp, si la situation impose une adaptation locale à la gestion de la crise, elle exige en parallèle un cadrage national strict. Actuellement, cette absence de cadrage entraîne des disparités de traitement aberrantes.
Lors d’une réunion avec le ministère le 24 juin, la FSU-SNUipp a montré la réalité du terrain grâce au site de relevé des températures “La météo des classes” : jusqu’à 41 degrés relevés dans certaines classes !
Elle a également soulevé plusieurs points importants :
- Le besoin de clarifications concernant les personnels parents : en cas de fermeture d’école liée à la canicule, les Autorisations Spéciales d’Absence ne doivent pas impacter leur réserve de 12 demi-journées pour garde d'enfants.
- L’urgence d’obtenir des directives claires et protectrices concernant les personnels vulnérables.
- Le fait que les AESH et AED devaient bénéficier du même traitement que les autres personnels.
- La nécessité de mettre fin aux disparités de traitement de la crise qui marquent une rupture inadmissible entre les écoles de notre territoire national.
Pour autant, les mesures nécessaires continuent à se faire attendre alors que les incidents se multiplient.
C’est au regard de l'aggravation de la situation, et face l'inaction gouvernementale, que la FSU, le SE-UNSA, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation, Formation et Recherche publiques, la CGT Educ’action, le SNALC et SUD Éducation ont déposé des préavis de grève et continueront de le faire.
Faute de réponse à la hauteur, elles appellent les personnels à user de leur droit de grève là où cela est nécessaire pour protester contre l’absence d’amélioration des conditions de travail et obtenir les moyens nécessaires.
Si le ministère gère une nouvelle fois dans l’urgence une crise qui aurait largement pu être anticipée, le syndicat, lui, n’a pas attendu pour travailler sur la question et proposer des solutions. La FSU-SNUipp, en s’appuyant sur le travail mené au sein de l'Alliance Écologique et Sociale (AES) avait édité en février 2026 une publication intitulée “Crise climatique, s’adapter en transformant l’école”. Elle est aujourd’hui tristement d’actualité.
La FSU-SNUipp reste fortement mobilisée pour la défense des personnels et des élèves. Elle continue de porter l’urgence d'un plan de rénovation du bâti scolaire et fait connaître la réalité du quotidien que nous vivons dans les écoles. Le site “La météo des classes” est toujours actif ! Renseignez-le, emparez-vous de la motion de conseil d’école et faites circuler la pétition “Exigeons un vrai budget pour le bâti scolaire !”
