Syrie, le retour de l’école

Mis à jour le 27.01.26

min de lecture

Les enfants syriens retrouvent le chemin de l’école, un véritable défi pour le gouvernement de transition.

En Syrie, « un profond changement est en cours : un mouvement visant non seulement à faire revenir les enfants en classe, mais aussi à leur redonner espoir et des perspectives d’avenir », déclare Laura Frigenti, directrice générale du Groupement pour l’éducation (GPE). Après quinze années de guerre civile, depuis octobre dernier, une partie des enfants syriens a retrouvé le chemin de l’école. Cette rentrée marque un engagement en faveur de la paix et de la résilience mais les défis auxquels doivent faire face l’école et le pays sont colossaux. 

Si des sourires se sont affichés sur le visage des enfants qui ont retrouvé les bancs de l’école, sur environ 4 millions d’inscrits, plus de 2,4 millions d’enfants ne sont pas scolarisés et plus d’un million risque d’abandonner l’école pour aller travailler afin d’aider leur famille, alerte l’Unicef. En effet, 90% de la population vit sous le seuil de pauvreté. La guerre a fait onze millions de personnes réfugiées, dont deux millions sont rentrées en Syrie. Nombre d’enfants, de filles notamment, n’ont jamais connu l’école. La guerre a laissé de nombreuses séquelles, beaucoup d’enfants sont handicapés et en souffrance psycho-sociale.

RECONSTRUIRE

Du côté des infrastructures, une école sur trois est inutilisable. Beaucoup ont été détruites ou servent encore de refuge et les écoles restantes manquent d’équipements, de mobilier et parfois ne sont pas raccordées au réseau d’eau et d’électricité. Seuls 10% des établissements endommagés ont pu être reconstruits par la population locale avec l’aide des ONG et de donateurs. Les 235 000 enseignantes et enseignants (il en faudrait deux fois plus), sont sous payés et régis par des statuts divers (titulaires, vacataires ou payés à l’heure avec une grille de salaire qui varie d’une région à l’autre). 

Ils ont à leur disposition, en ligne, de nouveaux manuels scolaires où les instructions à la loyauté à l’ancien régime ont été supprimées. Si changer les programmes est nécessaire après la chute d’un gouvernement autoritaire, le doublement des heures de cours de religion et le recul de l’enseignement des langues étrangères interrogent. L’Union européenne et l’ONU restent prudents sur la réelle volonté des nouveaux dirigeants d’instaurer un régime démocratique et respectueux des minorités.

Écrire à la rédaction

Merci de renseigner/corriger les éléments suivants :

  • votre prénom n'a pas été saisi correctement
  • votre nom n'a pas été saisi correctement
  • votre adresse email n'a pas été saisie correctement
  • le sujet n'a pas été saisi correctement
  • votre message n'a pas été saisi correctement

Merci de votre message, nous reviendrons vers vous dès que possible