Océans en surchauffe

Mis à jour le 24.06.26

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L'activité humaine ne diminuant pas , les océans n'arrivent plus à assurer leur de régulateur du climat mondial

Sur ordre du président Trump, la National Science Foundation supprime la participation des États-Unis au système international de surveillance des océans, ce qui entraîne la suppression de 900 instruments clés pour mesurer le réchauffement des océans. Alors que les températures relevées des eaux du globe n’ont jamais été aussi chaudes ! On pourrait croire à une fake-news tant cette décision paraît absurde au regard du rôle essentiel des océans dans la régulation du climat.

Selon le GIEC, les océans absorbent environ 90% de l’excès de chaleur provoqué par l’activité humaine. Observer les fonds marins, suivre le réchauffement des océans et mieux comprendre l’AMOC, ce méga courant qui permet de refroidir les eaux du globe s’avère donc indispensable. Cet ensemble de courants complexes, dont le Gulf Stream et le courant du Labrador, forment une immense boucle autour du globe qui équilibre les températures à l’échelle de la planète. Les masses d’eaux chaudes de l’équateur – situées entre la surface et 1 000 m de profondeur – sont transportées vers le nord de l’océan Atlantique où elles vont se refroidir.

UN CERCLE VICIEUX

Mais plus l’eau se réchauffe, plus la densité de l’eau diminue ce qui empêche le courant de circuler correctement. Selon la dernière étude du CNRS Terre & Univers et de l’INRIA de Bordeaux, le ralentissement de l’AMOC pourrait atteindre environ 51% d’ici 2100. Un cercle vicieux dans lequel est entrée notre planète qui n’est pas sans conséquence sur le climat mondial : augmentation de l’intensité et des fréquences des épisodes météorologiques extrêmes comme les cyclones, les canicules, les sécheresses…. Une situation qui va encore s’aggraver avec l'arrivée d’El Niño, ce courant du Pacifi que amplifi cateur des eff ets du dérèglement climatique qui frappe, durant 9 mois à un an, de nombreux pays.

“Ecouter la parole experte des habitants des DROM-COM”


Interview de MARINE POUGET, responsable de la gouvernance internationale du climat au Réseau action climat (RAC)

QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE SUR LES ÉTATS INSULAIRES ?

Il y a un risque de submersion des côtes ou de la totalité des territoires avec le rehaussement du niveau de la mer. Des espaces ne seront plus habités comme dans de nombreuses îles du Pacifique. La biodiversité va être touchée avec la disparition des barrières de corail, de la mangrove ou d’espèces submergées par l’eau salée. Ces mêmes territoires vont se retrouver plus exposés aux catastrophes climatiques impactant notamment les communautés agricoles. Il y a aussi des conséquences culturelles avec un risque de perte de patrimoine.

QU’EN EST-IL POUR LES DROM-COM?

Des conséquences similaires mais cette réalité est peu prise en compte. Il n’y a pas de coordination des politiques de protection face au changement climatique par l’État français. Ces territoires n’ont pas les mêmes moyens que la France hexagonale pour prévenir des risques climatiques. Des fonds dédiés devraient être budgétés pour se protéger mais aussi pour réparer après le passage de catastrophes climatiques qui vont être de plus en plus nombreuses. Il faudrait aussi mettre en place annuellement des assises ultramarines et écouter la parole experte des habitants de ces territoires.

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