Grève dans l'enseignement à l'étranger

Mis à jour le 07.02.18

En Équateur, au Congo ou en Espagne, la grève des établissements français à l'étranger a fortement mobilisé ce 6 février et le mouvement se poursuit. Les équipes dénoncent la dégradation des conditions d'enseignement dues aux coupes budgétaires et aux diminutions de postes de détachés

Depuis janvier les actions se multiplient dans les établissements français à l'étranger pour dénoncer les coupes budgétaires et les réductions de postes qu'elles entraînent. 33 M€ vont en effet être ponctionnés dans le budget de l'AEFE, agence chargée de cet enseignement français à l'étranger et depuis trois mois 84 suppressions de postes de détachés ont déjà été décidées pour le 1er degré. Sur trois ans, ce sont 500 suppressions qui sont prévues pour le primaire et le secondaire soit 8% des effectifs actuels.

En réaction, manifestations et grèves se sont organisées à l'appel notamment du SNUipp-FSU et du SNES Hors de France. Le 25 janvier, 95% des résidents du lycée français de Madrid ont cessé le travail. Le 1er février en Tunisie à l'occasion de la visite du Président Macron 6 000 élèves, leurs parents et plus de 400 enseignants des écoles françaises ont manifesté leur colère et mardi 6 février, veille du Comité technique de l'AEFE, le mouvement de grève a concerné la quasi totalité des lycées français à Pointe Noire au Congo (93% de grévistes), Guadalajara au Mexique, Quito en équateur ou encore Milan en Italie.

Bruxelles à Bruxelles

Le SNUipp-FSU et le Snes-FSU Hors de France, auprès des personnels, manifestent leur attachement à la qualité de l'enseignement français à l'étranger et exigent un autre budget.