Elles se prénommaient Séverine, Nadia, Hajer…

Mis à jour le 11.09.19

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Le « Grenelle des violences conjugales » du gouvernement sera-t-il à la hauteur ? Places en hébergements d’urgence, mise en œuvre réelle des moyens législatifs existants, formation des personnels de lois et policiers, soutien financier aux associations… il est temps de dépasser de trouver les moyens d'éradiquer ces violences.

La secrétaire d’état chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes prend enfin des initiatives sur le sujet des violences faites aux femmes et organise un Grenelle des violences conjugales le 3 septembre. Avec 101 féminicides recensés depuis le début de l’année au 21 Août par le collectif Féminicides par compagnon ou ex, l’attentisme devenait insupportable. Le terme de féminicide, entré dans le Larousse en 2015, rappelle qu’il ne s’agit pas de faits divers régionaux mais d’une problématique nationale où les femmes sont assassinées, pour la plupart, lorsqu’elles veulent quitter leur compagnon qui les préfère mortes que libres. 

Ces derniers mois les initiatives se sont multipliées: tribune d’avocats ou de 150 sénateurs, pétition « Elles se prénommaient… », rassemblement de familles de victimes, mobilisations d’associations féministes, toutes appellent à considérer ces violences structurelles comme une urgence. 

Les mesures attendues sont fortes : places en hébergements d’urgence, mise en œuvre réelle des moyens législatifs existants, formation des personnels de lois et policiers, soutien financier aux associations … Le Grenelle devra dépasser les constats ou les campagnes de sensibilisation pour une mise en place de mesures concrètes et de moyens humains et financiers à la hauteur.