Alerte sur le mouvement

Mis à jour le 07.02.19

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Alors que se préparent dans de très mauvaises conditions les opérations du mouvement 2019, le SNUipp-FSU et quatre autres syndicats demandent au ministre de surseoir à la mise en application des nouvelles règles et d’engager au plus vite de nouvelles discussions.

Impréparation, dysfonctionnements prévisibles, dégradation des conditions de mobilité et d’affectation : les conditions de mise en œuvre du mouvement des personnels ont de quoi inquiéter, s’agissant d’une opération particulièrement importante dans la carrière et l’organisation de la vie professionnelle et personnelle des enseignants des écoles.
« La mise en application des directives nationales s’annonce comme un fiasco qui risque de dégrader durablement les conditions de mobilité et d’affectation et donc réduire encore davantage l’attractivité du métier. », déplorent ensemble le SNUipp-FSU, le Se-Unsa, le Snudi-FO, la CGT-Éduc-action et Sud-Éducation dans un courrier adressé au ministre de l’Éducation nationale le 6 février.

Rouvrir les discussions

En cause, la nouvelle circulaire Mouvement qui doit s’appliquer uniformément partout en France, sans tenir compte des spécificités départementales. En cause aussi, plusieurs dispositions de ce texte sur lesquelles les syndicats avaient déjà alerté la rue de Grenelle. En cause enfin, les décisions de certains IA-Dasen concernant par exemple le nombre de vœux, la prise en compte de l’AGS ou encore le rapprochement de conjoints.
C’est pourquoi les quatre organisations demandent au ministre « de surseoir à la mise en œuvre de ces nouvelles modalités pour cette année et d’ouvrir de nouvelles concertations. » Elles lui demandent une rencontre au plus vite sur ce dossier.