Lubrizol : l'urgence des réponses

Mis à jour le 01.10.19

min de lecture

À la suite de l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, le gouvernement et le ministre de l’éducation nationale ont vainement tenté de rassurer la population. Pour l'heure, il est difficile de savoir quelles seront les véritables conséquences de cet accident, mais un premier bilan peut commencer concernant la gestion de cette crise notamment dans les écoles.

Quelques jours après l’incendie, un communiqué de la FSU publié le mardi 1er octobre vient rappeler que « L'inquiétude de la population, rouennaise et au-delà, est bien légitime ». La fédération syndicale interpelle ainsi vivement « les autorités publiques, le gouvernement et les responsables de la société Lubrizol pour qu’ils répondent à toutes les questions qui se posent : nature de la pollution, risques pour la santé, précaution à prendre… et exiger de l'entreprise Lubrizol la publication des produits présents sur le site ».

Communication à revoir

Mais il faudra aussi tirer le bilan des dysfonctionnements réels qui ont eu lieu notamment dans la chaîne d’information pour les écoles. Comment comprendre que certaines écoles, limitrophes de la commune de Rouen, n’ont pas été fermées alors que les collèges aux alentours l’étaient, voire d’autres écoles ? Les directeurs et directrices des écoles ont même pu parfois recevoir des informations contradictoires entre la préfecture et les services de l’inspection académique sur la mise en place ou non d’un confinement ou encore la décision de fermeture.
Des faits qui ont été rapportés au directeur du cabinet du ministre de l’éducation nationale qui a reçu les représentants syndicaux, lors de sa venue à Rouen vendredi dernier. A notamment été pointée l’absence de communication et d’information en direction des écoles et des IEN. Une cacophonie bien réelle pour les personnels qui ont dû gérer les inquiétudes des familles et des élèves tout au long de la journée.

Les personnels exposés

Enfin la FSU a tenu à rappeler dans sa communication que « dans une période où les préoccupations environnementales sont si fortes, cet accident rappelle que bien des questions ne sont pas réglées et restent insuffisamment concertés », alors même que « les agent-es de la Fonction publique sont particulièrement exposé·es à tous les niveaux : enseignant·es, pompiers, agent·es territoriaux chargé·es du nettoyage… »

« Un accident » qui « appelle à organiser de manière urgente le débat permettant de passer à un modèle de production moins polluant et moins dangereux pour la population comme pour l'environnement », conclue le communiqué.