Éduquer contre les violences sexistes

Mis à jour le 23.11.17

À l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, le SNUipp-FSU rappelle que la lutte contre ces violences de toutes natures commence à l’école.

Le 25 novembre, journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, de nombreuses manifestations et rassemblements*, auxquels la FSU et le SNUipp appellent à participer, se dérouleront partout en France.
Cette journée prend cette année une dimension particulière au regard des révélations en cascade des agressions sexuelles et du harcèlement subis par de très nombreuses femmes. Des révélations qui mettent en évidence le caractère systémique de ces violences, du poids de la domination masculine et de la « culture du viol » qui imprègnent encore nos sociétés.
Mais l’ampleur même des dénonciations montre aussi que la tolérance à ces phénomènes est en recul. Pour autant, lutter efficacement contre les violences faites aux femmes, contre les inégalités dont elles sont victimes, suppose de déconstruire les stéréotypes de genre qui confortent la hiérarchie entre les sexes, afin de faire évoluer les mentalités vers des conceptions plus égalitaires. Et il s’agit bien là d’éducation.

L’égalité, ça s’apprend

Pour le Défenseur des droits, qui présentait le 20 novembre son rapport annuel, il y a à la base des comportements de harcèlement sexuel « l’idée qu’il y aurait un rapport de supériorité des hommes par rapport aux femmes. » Il ajoutait que  « l’éducation à la sexualité doit contribuer, dès le plus jeune âge, à détruire stéréotypes et préjugés. » Et pour le SNUipp-FSU, l’école a toute sa place dans cette éducation à l’égalité filles-garçons encore trop timide dans les programmes scolaires.
L’école primaire doit aussi mieux se saisir des différents aspects d’une réelle éducation à la vie affective et sexuelle fondée « sur les valeurs d’égalité, de tolérance, de respect de soi et d’autrui » comme le précisent les programmes. Ce qui suppose une solide formation des enseignantes et des enseignants afin que l’école puisse jouer tout son rôle dans la prévention des agressions sexuelles en débarrassant les relations entre filles et garçons des enjeux de pouvoir et de domination.

* La manifestation parisienne partira à 14h30 de la place de la République