11 avril : le printemps des retraités

Mis à jour le 02.04.19

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Alors que sous la pression de la rue le gouvernement a été contraint à plusieurs concessions, les neuf organisations représentant les personnes retraitées appellent à une nouvelle mobilisation partout en France le 11 avril prochain.

groupe des 9

Les retraités sont mobilisés depuis plusieurs mois pour s’opposer aux mesures gouvernementales qui attaquent pensions et pouvoir d’achat, mettent en cause par touches successives le principe même du système de retraite solidaire par répartition, tout en multipliant les cadeaux aux plus favorisés.
Des mobilisations massives, organisées de façon unitaire par les neuf organisations représentatives des retraités, et qui ont commencé à porter leurs fruits. Le gouvernement a été contraint notamment d’annuler la hausse de la CSG pour trois millions de retraités. Il envisage aussi de revenir à l’indexation des pensions les plus faibles sur les prix.

En avril, ne te découvre pas, défile

Ces concessions, arrachées sous la pression, ne remettent toutefois pas en cause le fond de la politique économique et sociale de l’Élysée. Suppression de l’ISF et de l’« exit tax », CICE, exonérations de cotisations sociales, mettent à mal les capacités redistributives de l’État.
Or, « de l’argent, il y en a ! », s’indigne le « groupe des 9 » dans un récent communiqué. Il suffit de le prendre dans les bonnes poches. C’est pourquoi il invite une nouvelle fois les personnes retraitées à manifester leur colère partout en France le 11 avril prochain à l’occasion d’un « printemps des retraités ».
Réunions publiques, manifestations, démarches auprès des conseils municipaux, carte-pétition à adresser au Président de la République, autant d’initiatives pour revendiquer :

- la suppression de la hausse de la CSG et des exonérations de cotisations sociales
- la revalorisation de toutes les pensions et le rattrapage des pertes subies depuis 2014
- un minimum de pension à hauteur du SMIC pour une carrière complète
- le maintien et l’amélioration des pensions de réversion
- la prise en charge de la perte d’autonomie à 100% par la sécurité sociale et l’ouverture d’un droit universel dans le cadre d’un grand service public de l’aide à l’autonomie