De la famille à l’école
Une passerelle sécurisante
18 février 2013
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A Metz, un dispositif passerelle associant personnels communaux et enseignants est expérimenté dans un quartier relevant de l’éducation prioritaire. Décryptage

A Metz, la question de la transition entre famille et école fait l’objet d’un projet de dispositif passerelle auquel l’école maternelle des Joyeux Pinsons appartient. Dans un quartier à population défavorisée et dont l’école est classée en éducation prioritaire, municipalité et Éducation nationale ont élaboré conjointement une organisation permettant une meilleure entrée à l’école pour les enfants les plus jeunes. Trois personnels sont spécifiquement affectés à son fonctionnement et interviennent dans quatre écoles maternelle du quartier. Il s’agit d’une enseignante mise à disposition par l’éducation nationale, d’une ATSEM par la mairie et d’une éducatrice par le CCAS. La mise en place du dispositif doit répondre à des objectifs clairement identifiés : faciliter la transition entre famille et école, accompagner la séparation mère-enfant, assurer une scolarisation et une fréquentation régulière à tous les enfants du quartier.

Des rentrées progressives

Dès les inscriptions du mois de juin, les personnels du dispositif passerelle sont présents dans l’école pour accueillir les parents avec les enseignants. A la rentrée suivante, les enfants intègrent le dispositif accompagnés de leur famille, dans un local spécifique, d’abord pour des durées courtes puis progressivement sans les parents et pour des durées plus longues. Quand l’équipe juge que les conditions sont requises et que l’enfant est prêt, c’est une nouvelle rentrée qui doit s’opérer : celle qui permettra à l’enfant d’intégrer l’école, non pas accompagné de sa famille mais des personnels du dispositif passerelle. Pendant plusieurs mois, ces allers-retours entre dispositif et classe sont possibles avant l’entrée définitive à l’école.

Un bilan unanime

Même s’il est difficile de faire une évaluation très précise du dispositif en suivant des cohortes d‘élèves du fait de la grande mobilité des familles, une appréciation très positive est portée par les enseignants, tant au plan qualitatif (qualité de la relation, intégration des élèves, conditions de la séparation...) que quantitatif (fréquentation scolaire). « C’est une organisation complexe, qui nécessite un pilotage rigoureux mais qui porte vraiment ses fruits » affirme Béatrice Hennequin, directrice de l’école. Une expérience qui ne demande qu’à être étendue.

Tout le dossier :

- Accompagner les passe-âges
- La fin des jeux
- Un guide de la transition école-collège
- « Un cadre et des ressources pour oser changer »
- « Des partenaires pour la maternelle »
- Les transitions dans la loi
- Des expériences multiformes
- GS : une erreur d’aiguillage ?