Portrait : Sam(écoutant dans une cellule d’écoute – 1er degré – d’un département du grand ouest)
31 mars 2009

« Pouvoir parler quand on a besoin de poser ses valises »

Sam [2] travaille les mercredis après-midi à la cellule d’écoute de l’inspection académique de son département. Il reçoit les appels d’enseignants des écoles primaires, et même parfois du second degré. « Les personnes en souffrance par - lent bien plus volontiers de leurs problèmes à quel - qu’un qu’elles ne connaissent pas et dont elles n’ont jamais entendu le nom. Cela fonctionne bien mieux », dit-il pour justifier la nécessité de conserver l’anonymat. Elles pourraient en effet s’adresser tout aussi bien à leur psychologue, leur médecin, leur IEN. Le but de la cellule d’écoute c’est justement offrir « un espace anonyme, confidentiel, neutre et gratuit » pour parler « quand on en ressent la nécessité, qu’on n’est pas bien, qu’on a besoin de poser ses valises ». Les appels, les mercredis après midis, concernent toutes les difficultés personnelles ou professionnelles que peuvent rencontrer les enseignants.

Avec le psychologue du réseau PAS (prévention – aide – suivi), Sam est en communication permanente. La formation spécifique qu’il a reçue lui permet de répondre aux situations de « détresse profonde » des appelants et de les orienter vers un psychologue clinicien extérieur à tout service de l’éducation nationale, vers des réponses institutionnelles (administration, médecin ou assistante sociale du rectorat, syndicats) ou totalement extérieures.

En effet, les difficultés des appelants peuvent concerner tout autre chose que le domaine professionnel, car dans les moments de détresse, ce sont de simples tracas de la vie quotidienne qui peuvent se révéler insurmontables. Sam le dit sans détour : « La cellule fonctionne correctement » et il a réellement l’impression « d’être très utile ». Depuis 2007, les cellules d’écoute, en place dans la plupart des rectorats sont le résultat d’un partenariat entre la MGEN et les inspections académiques.