PISA focus 3
PISA 2009 : résultats en mathématiques et sciences
3 janvier 2011

Pour les élèves français : résultats en mathématiques légèrement au-dessus de la moyenne de ceux des pays de l’OCDE, et ceux en sciences légèrement au-dessous...

Mathématiques

PISA définit la « littéracie mathématique » comme la capacité de chacun à formuler, employer et interpréter les mathématiques dans des contextes variés. Cela signifie raisonner mathématiquement, utiliser des concepts, des procédures, des outils mathématiques pour décrire, expliquer et prédire des phénomènes. Il s’agit de reconnaître le rôle que les mathématiques jouent dans le monde et de permettre aux citoyens de se forger des jugements et de prendre des décisions solides et fondées.

En 2003, la moyenne avait été fixée à 500. En 2009, elle est passée à 496 pour les pays de l’OCDE, les élèves français étant crédités d’une moyenne de 497. Les élèves de Shanghai atteignent 600, ceux de Singapour et de Hong-Kong respectivement 562 et 555. La Corée est le premier pays de l’OCDE (546), suivie par la Finlande (541) et la Suisse (534).

Les exercices les plus difficiles mettaient en jeu différents paramètres et requéraient un haut niveau d’interprétation, de réflexion et de créativité, face à des situations non familières. Ils demandaient une argumentation solide. Il fallait par exemple interpréter des données complexes, transposer une situation complexe du monde réel en construction mathématique, utiliser des procédés de modélisation, mettre en relation différents éléments et adopter des stratégies de découpages et de progressivité.

- Dans la plupart des pays les performances des garçons sont supérieures à celles des filles, l’écart pour les pays de l’OCDE étant de 12 points. En France, cet écart est de 16 points.

Quelques exercices (en anglais) avec réponses et commentaires dans le volume 1 de PISA 2009, pages 124 à 129.

Sciences

PISA définit la « littéracie en sciences » comme l’acquisition de connaissances scientifiques personnelles, l’utilisation des ces connaissances pour identifier les problèmes scientifiques, acquérir de nouvelles connaissances, expliquer les phénomènes scientifiques, avoir des réflexions fondées sur les sujets scientifiques ; la compréhension que les savoirs scientifiques sont une forme de la connaissance de l’humanité ; la conscience des effets de la science sur notre environnement matériel, culturel et intellectuel.

La moyenne des pays de l’OCDE était de 498 en 2006, elle est de 501 en 2009, 498 pour les élèves français. Les élèves de Shanghai obtiennent un score de 575, ceux de Finlande 554.

- La différence entre les résultats des filles et des garçons n’est pas significative : même moyenne pour l’ensemble des pays de l’OCDE, + 3 points pour les garçons français.

Les exercices les plus difficiles demandaient d’interpréter des données complexes et non familières, de proposer une explication scientifique à un phénomène complexe du monde réel, d’appliquer des procédures scientifiques à des problèmes non familiers. Ils impliquaient de mettre en relation différents éléments et de déterminer les différentes étapes du raisonnement scientifique. Construire une argumentation avec des preuves, utiliser esprit critique et raisonnement abstrait étaient indispensables pour résoudre ces questions.

Quelques exercices (en anglais) avec réponses et commentaires dans le volume 1 de PISA 2009, pages 139 à 146.

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