Portrait
Michel Vernadakis
8 juin 2011

Enseignant et maître animateur informatique (MAI) à Draguignan dans le Var, il exerce cette année à Sainte-Marie, au Québec dans le cadre d’un échange franco-québécois (cf fsc n°354).

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«  Prenez vos cartables, sortez vos trousses et vos classeurs  !  » Michel Vernadakis se souvient de sa première journée de classe en 2ème année (équivalent CE1) à Sainte Marie petite ville située à 40 km de Montréal . «  Hein ???  » répondent en chœur ses 24 élèves. Il fallait dire  : «  Prenez votre sac, votre étui et votre duo-tang.  ». Les particularités de l’école québécoise ne se limitent pas à ces subtilités linguistiques. «  L’enseignant est beaucoup plus proche des élèves, dans l’écoute et le dialogue. L’exigence est moindre au plan des contenus et on insiste beaucoup sur les démarches  ». Autre sujet d’étonnement  : «  J’ai trouvé sur mon bureau les cartes de visite des remplaçants vacataires que je dois moi-même recruter en cas d’absence  !  »

Mais la principale difficulté de Michel a été de s’adapter aux rythmes scolaires  : «  5 jours de classe par semaine, 40 semaines par an et seulement 2 semaines de congé à Noël et une début mars  : c’est plutôt lourd même si les enseignants disposent de 20 journées pédagogiques sans élève.  ».

Le MAI est impressionné par l’équipement de son école de 13 classes   : un TBI et deux ordinateurs par classe, une salle informatique avec 30 postes et une classe mobile avec 16 portables.

Au plan humain, Michel juge l’expérience très enrichissante, ses deux enfants ont pu intégrer une école à Montréal et son épouse a trouvé un emploi au lycée français. «  Nous avons été accueillis par des collègues très sympathiques   ». Des collègues actuellement mobilisés pour demander plus de moyens pour les élèves en difficulté  : une préoccupation transatlantique  !