Portrait
Linda Tremblay
9 mai 2011

Cette enseignante de Montréal exerce cette année à l’école maternelle de Joué- les-Tours dans le cadre d’un échange franco-québecois

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« Je découvre une autre philosophie de l’enseignement  ». Linda Tremblay ne regrette pas d’avoir répondu favorablement au courriel adressé aux écoles québecoises par une enseignante française à la recherche d’un-e volontaire pour un échange de poste. Après 13 ans d’enseignement au Canada, elle a rejoint les 11 institutrices québecoises qui participent cette année au programme d’échanges organisé par le Centre international d’études pédagogiques. Pas évident de changer à la fois d’école et de pays. Logée dans la maison de sa collègue française, Linda apprécie d’ avoir été «  choyée et bien entourée par une équipe disponible après le travail qui m’a beaucoup aidée.  » Affectée dans une classe de grande section comme à Montréal, elle peut comparer les systèmes éducatifs français et québécois. Si le niveau scolaire et les programmes se ressemblent, Linda est étonnée par l’important travail demandé autour des compétences à acquérir en langue française. «  Tout est très détaillé et doit faire l’objet d’une évaluation spécifique qui prend beaucoup de temps. Au Québec, pour les enfants de cet âge, l’approche est beaucoup plus globale.  » Les élèves sont les mêmes des deux côtés de l’Atlantique mais Linda constate néanmoins une tendance plus affirmée chez les petits Français à régler leurs problèmes par la violence. Elle explique qu’au Québec, «  on travaille beaucoup plus avec les élèves sur les relations sociales et la résolution des conflits, cette dimension est prise en compte dans les programmes et la formation des enseignants.  ». Mais le séjour a d’autres avantages  : pour récupérer des «  journées de travail qui sont plus longues et chargées que chez nous  », Linda met à profit les «  nombreuses vacances  » pour voyager en France, en Espagne, au Portugal.