Levée du secret éduc’
Les rapports cachés publiés en fin de semaine
22 mai 2012

Les rapports sur l’école bloqués par le prédécesseur de Vincent Peillon seront rendus publics en fin de semaine. La communauté éducative avait dénoncé la rétention de ces études utiles à l’évaluation, au pilotage et à l’amélioration de l’école.

Le nouveau ministre de l’Éducation nationale a annoncé mercredi 23 mai au micro de France Info que les rapports sur l’école, “cachés” par son prédécesseur, seront publiés en fin de semaine. C’est lors de son déplacement lundi 21 mai en Seine-et-Marne, que Vincent Peillon avait promis de rendre publics ces rapports « faits pour rendre compte à la Nation des politiques publiques ». S’il s’est engagé sur les études de l’IGEN, il n’a en revanche rien dit concernant les rapports de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) qui ont aussi fait l’objet de blocages ces dernières années et dont la publication ne serait pas inintéressante.

Des rapports enterrés

Ces derniers mois, les critiques sur la rétention d’études ou sur des chiffres erronés annoncés par le ministre ou d’autres membres du gouvernement, au gré de leurs besoins en communication, ont porté sur le nombre des décrocheurs du système scolaire, l’impact de la taille des classes sur la réussite scolaire, les suppressions de postes, ou encore le taux d’échec scolaire chez les enfants issus de l’immigration… Parmi les rapports bloqués certains le sont depuis près de deux ans, comme celui concernant l’aide personnalisée ou celui sur les RAR. En début d’année c’est un rapport sur la maternelle qui a été enterré.

Des outils pour améliorer l’école

Le ras-le-bol était tel que le 3 avril dernier, s’est constitué un collectif de « déchiffreurs » de l’éducation, réunissant les fédérations et syndicats de l’éducation dont le SNUipp, diverses personnalités et mouvements pédagogiques, dénonçant des "publications bloquées", des "chiffres fantaisistes" et des "statistiques détournées". Des rapports, le ministère en réalise une vingtaine par an en moyenne. Tous ne présentent peut-être pas le même intérêt, mais ils sont pourtant indispensables à l’évaluation du système, à son pilotage et à son amélioration. En tout état de cause, c’est « une petite dizaine, un peu moins » de ces documents qui devraient enfin sortir du placard et être mis en ligne, concernant notamment « les maternelles, les problèmes de remplacement, l’accueil des petits » a précisé le ministre.

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