Dépenses d’éducation 2011
Les communes sollicitées... pour plus d’égalité ?
21 novembre 2012

Dans le premier degré, les collectivités territoriales assurent 38,4 % (38 % pour les seules communes) de la dépense intérieure d’éducation (DIE), soit 15,2 milliards d’euros, comme le souligne une Note d’information de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP). Cette note publiée en novembre concerne le « Coût de l’éducation en 2011 - Évaluation provisoire du compte  ».
La dépense des collectivités recouvre essentiellement la rémunération des personnels non enseignants qui interviennent dans les écoles, les dépenses de fonctionnement et d’investissement. La participation de l’Etat est passée entre 1980 à 2011 de 69,1 % à 58,1 %, un désengagement qui est loin de réduire les inégalités : communes riches, moins riches, priorités affichées pour l’école ou pas, avec déjà des écarts entre les écoles pouvant varier de 1 à 10 en matière de crédits de fonctionnement...

Les collectivités territoriales (régions, départements, communes) sont en deuxième place en matière de financement de la DIE, derrière l’Etat (ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, autres ministères). Une troisième source regroupe les autres administrations publiques, les entreprises et les ménages.

La dépense intérieure d’éducation

La DIE en 2011 s’élevait à 137,4 milliards d’euros et représente 6,9 % du PIB. Entre 2010 et 2011, «  l’évolution des dépenses de la mission “enseignement scolaire” et des programmes [...] de l’ “enseignement supérieur et recherche” est de + 0,3 % en prix courants, ce qui correspond en fait à – 1,1 % en prix constants  » (en tenant compte de l’inflation). Après l’Etat et les collectivités, ce sont les ménages qui sont en troisième ligne pour la participation à cette dépense (11,3 %), une participation qui s’est allégée depuis les années 1980 du fait des bourses et différentes aides, dont l’allocation de rentrée scolaire.
La dépense par élève ou étudiant est en moyenne de 8 250 euros : 5 870 euros pour un écolier, 9 660 pour un élève de l’enseignement secondaire, 11 630 pour un étudiant. L’enseignement primaire – 28,8 % de la dépense totale - a bénéficié d’une «  légère progression de 1,9 point au cours des quinze dernières années », tout comme l’enseignement supérieur (+ 3,5 %). Par contre la part du secondaire est en baisse avec moins 3,8 points.