L’Haÿ-les-Roses, toute première fois…
27 août 2008

À la maternelle de l’Haÿ-les-Roses, dans le Val de Marne, le lien de confiance parents-enseignants se construit dès l’accueil des nouveaux parents.

« Et ce, pour créer à la fois un premier contact et un premier regard sur l’école le plus positif » confie Sylvie Lebas, enseignante de petite section. Dans son ouvrage [2], Catherine Lefebvre, ancienne directrice et initiatrice du projet expose les phases du travail entrepris.

Premier temps : l’accueil des nouveaux parents se fait entre mars et mai, qui précède la première rentrée des enfants. Individuellement, parents et enfants sont reçus lors d’une visite « pédagogique et humaine » de l’école. Rien de mieux pour lever les angoisses des familles envers l’école que de s’approprier les lieux, les espaces, les personnes, les choses concrètes que les parents vont découvrir en traversant les locaux et les classes.

Deuxième temps : une rencontre qui permet de présenter les partenaires de l’école aux parents. « L’objectif est de favoriser les relations entre les adultes » témoigne Sylvie.

Puis au quotidien, l’accueil du matin est valorisé. Les parents déshabillent l’enfant puis circulent avec lui au milieu des puzzles, jeux, pâtes à modeler, chevalets de peinture… Cet accompagnement parent-enseignant-enfant favorise la séparation et aide l’élève à trouver des règles et repères communs entre ces deux espaces de vie que sont le milieu familial et le milieu scolaire. Les réunions d’information se font autour de vidéos. Les parents découvrent la vie de classe, leur enfant filmé en situation d’apprentissage. La formule reçoit une forte adhésion des parents. Certes, c’est de la logistique, du travail supplémentaire plus facile à mettre en place quand les enseignants ont du temps.

Certains parents amènent un magnétoscope, un téléviseur, d’autres une spécialité culinaire à partager à l’issue de la réunion. Chacun contribue à sa mesure. Tous ces moments particuliers construisent des liens dans la durée et facilitent par la suite la constitution des équipes éducatives, le travail de prévention, la construction de réponses à certaines difficultés. Catherine Lefebvre développe son crédo : « si on veut travailler sur ces difficultés, il faut travailler aussi en dehors de celles-ci ».