Éducation nationale - Enseignement français à l’étranger
Grève unitaire lundi 12 novembre 2018
3 novembre 2018

La journée unitaire de grève du 12 novembre sera l’occasion de faire entendre notre voix et de montrer notre attachement au service public d’éducation à l’étranger.
Il s’agit de dénoncer
- la politique éducative actuelle
- le désengagement de l’état,
- la mobilité forcée
- et la précarisation de ses personnels en poste dans les établissements français de l’étranger.
Notre avenir dépend aussi de notre mobilisation.


Bilan de cette journée ici.


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Affiche SNUipp

Humeur : J’entends déjà …

J’entends déjà les individualistes, les mous du genou, les râleurs invétérés, les soi-disant jusqu’au-boutistes, les suiveurs et les utopistes en tout genre se plaindre de la journée de mobilisation du 12 novembre prochain :
- C’est la grève habituelle de novembre, les syndicats ne sont pas assez hargneux !
- Moi, je ferai grève le jour où elle sera reconductible jusqu’à ce que nous soyons tous reclassés comme expatriés ! là, ça ne sert à rien !
- Moi, je ferai la prochaine, tu comprends, ça coûte vraiment cher et on n’obtient jamais rien à faire grève.
- En ce moment ça ne m’arrange pas, je suis en plein milieu d’un cycle poney-piscine !
- Les parents ne vont pas comprendre, ils payent et veulent un service en échange.
Alors évidemment, nous pourrions annoncer un mouvement monumental d’une semaine où, bien sûr, 90 % des personnels grévistes camperaient devant les écoles en brûlant des manuels (faute de pneus). Qui suivrait ?
Restons conscients qu’un échec dans une telle opération serait un blanc-seing à tous ceux qui veulent voir disparaître l’influence des partenaires sociaux.
Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt syndical, nous peinons à trouver d’autres modes d’actions pour peser vraiment sur les décisions gouvernementales qui sont sur le point de mettre à mal notre réseau d’enseignement français à l’étranger.
Mais attention au retour de Macron, les occasions seront rares d’ici la fin de l’année de montrer que, à l’image des années passées, nous savons toujours nous rassembler autour de l’essentiel. Nous serons scrutés à la loupe par ceux et « celle » qui sont sur le point de rendre leurs conclusions sur l’avenir du réseau.

Puisqu’il est si difficile de se faire entendre par ce gouvernement soi-disant adepte du dialogue social, c’est maintenant qu’il faut réagir avec notre seule arme : une mobilisation d’ampleur preuve de notre solidarité les uns envers les autres. Elle fera hésiter voire reculer les partisans les plus libéraux qui nous voient déjà tous contractuels dans des établissements privatisés.
Alors faisons l’effort collectif encore une fois pour une idée, un service public et des familles. Ces dernières nous soutiendrons, n’en doutons pas, tant que notre objectif sera de maintenir le réseau qu’ils ont choisi au sein duquel leurs enfants grandissent et s’épanouissent au jour le jour.
Vous en voulez davantage, vous voulez en découdre, vous en aurez plus le jour où nous pourrons lire les projets de ceux qui pensent voir l’avenir. Nous pouvons vous le garantir, ce n’est qu’une bataille.

Et voilà, le 12 novembre, pour ne rien regretter, montrons-leur qu’il n’y a pas de moutons ni de fatalistes ni de défaitistes dans nos rangs.