Education Prioritaire en questions
19 octobre 2006

Pour Georges Felouzis, professeur en sociologie, la ségrégation scolaire nécessite « de compenser le handicap scolaire que constituent ces établissements par une politique volontariste, bien plus affirmée que celle des ZEP qui agirait non seulement sur les moyens attribués mais aussi sur l’organisation ».

A ce titre, la réforme initiée ce printemps par le ministre avec la création des « réseaux ambition réussite » manque à l’évidence de souffle. Le récent débat sur la sectorisation scolaire lancé par déclarations successives et repris par de nombreux chercheurs et spécialistes sonnerait-il comme un désaveu de la politique ministérielle annoncée comme « la grande relance de l’éducation prioritaire ».

A l’opposé d’une logique d’individualisation des problèmes au détriment du territoire, l’éducation prioritaire se doit d’être traitée dans toutes ses dimensions : la politique de la ville, la lutte contre l’exclusion, l’importance de la maternelle, de la formation, des effectifs mais aussi du travail d’équipe pour mobiliser une école autour d’un projet fédérateur en activités culturelles, en innovations pédagogiques, en lien avec les familles.

Un enjeu scolaire et social fondamental qui pour le SNUipp nécessite de véritables moyens pour la mise en place de dispositifs cohérents.