Grève le 10 février
Des effectifs en hausse
27 janvier 2011

Selon l’INSEE, en 2009/2010, les effectifs en classe étaient en moyenne de 25,5 en maternelle et de 22,6 en élémentaire. Un chiffre qui sera sans aucun doute revu à la hausse. En effet, nombre de départements qui connaissent une croissance d’élèves n’auront pas de dotation correspondante.

Selon l’INSEE, en 2009/2010, les effectifs en classe étaient en moyenne de 25,5 en maternelle et de 22,6 en élémentaire. Un chiffre qui sera sans aucun doute revu à la hausse. En effet, nombre de départements qui connaissent une croissance d’élèves n’auront pas de dotation correspondante.

En Haute-Garonne, par exemple, 1 200 élèves supplémentaires sont attendus et 0,5 poste en plus prévu à cet effet. Si l’IA a renoncé à augmenter le seuil d’ouverture déjà fixé à 32 en maternelle et à 27 en élémentaire, il a déjà annoncé qu’il le ferait l’année prochaine. En attendant, de nombreuses fermetures de classes sont attendues.

En Seine-Saint-Denis, ce sont 2160 élèves qui vont arriver alors que le département devra rendre 20 postes. La suppression des RASED et de maîtres supplémentaires devraient permettre d’ouvrir une soixantaine de classes quand 90 seraient nécessaires. La crainte dans beaucoup d’écoles c’est que les ouvertures n’aient pas lieu là où elles pouvaient intervenir jusque-là, particulièrement en maternelle.

Dans les départements en baisse démographique, l’équation est tout aussi difficile. Dans le Calvados et dans l’Aisne, qui doivent rendre respectivement 61 et 50 postes d’enseignants, les IA envisagent de regrouper les effectifs et de fermer les petites structures.


Tout ce qui n’a pas charge de classe…

Dans la chasse aux postes, tout ce qui ne justifie pas d’une prise en charge de classe est menacé. Peu importe si ces enseignants permettaient une meilleure qualité ou un meilleur fonctionnement de l’école. Tout y passe. Dans les Côtes d’Armor, c’est un catalogue à la Prévert : un poste ITEP, 1 CMPP, 1 CDDP, 2 conseillers pédagogiques (musique et arts plastiques), 1 intervenant en breton, et le passage de 0,75 à 0,50 des décharges des maîtres ressources TICE. Le Doubs perd deux postes de coordonnateurs ZEP. En Seine-Saint-Denis : fin des remplacements pour les départs en stages ASH (- 6), pour les congés formation (- 7), fin des dispositifs pour les enseignants en difficulté (- 7) et fermeture des postes de maîtres supplémentaires dans l’éducation prioritaire à l’exception des RAR (20 sur 42). Dans l’Yonne, 12 postes “soutien aux apprentissages fondamentaux” sont aussi sur la sellette.

Moins de remplaçants

Parmi les postes que l’on peut fermer sans que cela se voie dès la rentrée, figurent ceux des remplaçants. A Paris, l’IA a déjà annoncé qu’il en supprimerait une petite trentaine (à égalité avec les RASED) pour rendre les 58 postes demandés par le ministère. Si le surnombre prévu dans le département l’année prochaine ne suffit pas à éponger les absences, l’IA prévoit déjà le recours à des contractuels. En Ardèche, l’IA qui s’est félicité du taux de remplacement a cité les brigades comme des cibles. Dans les Côtes d’Armor, l’IA qui veut “protéger les écoles” prévoit en groupe de travail la fermeture de 7 à 8 postes. Dans les départements de Seine-Saint-Denis, de la Moselle, du Doubs… les brigades et ZIL devraient aussi être touchés.

Plus d’école avant 3 ans ?

Le taux de scolarisation des enfants de 2 ans était à la rentrée 2009 de 15,2%. Un chiffre en chute libre puisqu’en 2000, il était de 35,4%. La rentrée 2011 devrait confirmer cette tendance. En Gironde, où le taux est actuellement de 6,5%, l’IA annonce une baisse de 1% de la scolarisation, ce qui équivaudrait à s’en tenir à la scolarisation dans les zones d’éducation prioritaire. Même constat en Haute- Garonne où ce taux est déjà réduit à 5%.

Aide administrative : les directeurs à la peine

Dans beaucoup de départements, les directrices et directeurs se sont vus retirer leur aide à la direction assurée par les employés de vie scolaire suite au non-renouvellement des contrats. Si l’Assemblée Nationale a voté un amendement attribuant 20 millions d’euros au recrutement de 4500 contrats aidés à la rentrée 2011, les personnes recrutées seront en priorité affectées à l’accompagnement des élèves handicapés. En attendant, sur le bureau des directeurs, le travail continue de s’empiler. Le SNUipp interpelle le ministère pour que les directeurs aient une véritable aide administrative.