Violences scolaires
Des annonces sur la violence à l’école
11 janvier 2011

Éric Debarbieux, président du conseil scientifique des états généraux de la sécurité à l’école annonce une enquête, courant mars, sur les victimes de violences scolaire ainsi qu’une « réflexion sur le harcèlement entre élèves ». Luc Chatel, de son côté, entend proposer aux enseignants stagiaires, des modules de formation à la « gestion de classe ».

Chacun a en mémoire les états généraux de la sécurité à l’école, organisés par le ministre de l’éducation nationale en avril dernier et les mesures annoncées à leur issue, mesures qui privilégiaient le versant répressif au détriment de la prévention. Quelques dispositions avaient tout de même attiré l’attention de la communauté éducative et, près d’un an plus tard, Éric Debarbieux et Luc Chatel y reviennent dans un entretien accordé au quotidien Libération daté du 10 janvier.

En quête de données

Le ministre de l’éducation nationale n’avait pas totalement ignoré les apports du comité scientifique rattaché aux états généraux. Son président, Éric Debarbieux, tout en suggérant que « la violence scolaire n’a pas augmenté...autant qu’on puisse la mesurer » insistait sur la nécessité d’un repérage des micro-violences au quotidien et d’une analyse approfondie des facteurs, toujours complexes, qui les génèrent. Et en effet « Pour la première fois, on va mener en mars une enquête nationale sur les victimes de violences qui aura lieu tous les deux ans » a-t-il déclaré à Libération, précisant que « De plus, nous entamons une réflexion sur le harcèlement entre élèves, notamment à l’école élémentaire, afin de définir une politique de prévention ».

Formation initiale ?

Luc Chatel, dans le même interview, se félicite de la mise au point d’ « un module de formation à la gestion de classe, y compris aux situations de violence. » S’il n’hésite pas à affirmer que chaque enseignant stagiaire bénéficiera, dès cette année, de cette formation spécifique, force est de constater que celle-ci se résume aujourd’hui à la distribution du DVD « Tenue de classe ». Le volume des périodes de regroupement à l’IUFM étant réduit à la portion congrue, on peut craindre que de très nombreux stagiaires aient malheureusement à s’en contenter. On peut aussi s’interroger pour l’avenir, quant à l’intégration de ces modules de formation dans des maquettes de masters le plus souvent déjà construites et validées.