Dossier : "Plus de maîtres que de classes | Le métier en équipe"
Colloque : Un accompagnement souple
18 décembre 2012

Les enseignants réunis lors du colloque organisé par le SNUipp le 14 novembre ont apporté leurs expériences sur ce qui se fait dans leurs écoles autour du dispositif « plus de maîtres que de classes ».

Pour la majorité des participants au colloque organisé par le SNUipp le 14 novembre, travailler à plusieurs modifie les repères de travail, désorganise puis réorganise la signification d’un certain nombre d’apprentissages. Le milieu de travail « ordinaire » de la classe est alors source de formation et la présence de deux enseignants en même temps réorganise le milieu de travail.

Christelle Combes co-intervient dans la classe et travaille avec la totalité des élèves, et pas seulement ceux en difficulté, pour une réorganisation du milieu classe, ce qui permet une co-élaboration d’outils, un travail partagé et non juxtaposé entre les deux enseignants. « Et surtout, on ne rajoute pas encore un nouveau dispositif pour les élèves en difficulté ! » explique Christelle. Cette coactivité entraîne un développement de l’expérience dans les situations d’enseignement. Alexia et Laurie sont engagées dans une recherche-action à Toulouse, une autre forme d’accompagnement qui mérite d’être soutenue et développée. Elles le problématisent : « Les savoirs de métiers participent de la construction d’une culture pédagogique partagée autour des mêmes difficultés et trouvent leur place dans les animations pédagogiques, dans des recherches-actions ».

Dans la salle, la demande de formation continue, de temps collectifs institutionnels, ou sur le temps de service, « pour construire les projets, les ré-ajuster, prendre du recul », revient sans cesse dans les propos des participants. Avec certaines exigences aussi : qu’on les laisse travailler sans les brider, qu’on leur apporte les résultats de la recherche sans les y enfermer. Sur la place et le rôle de « l’institution », pas de prescription, pas d’injonction mais des interventions facilitatrices, comme le résume Joël : « Un bon pilotage, c’est apporter des aides à l’analyse des difficultés et permettre à l’école de définir elle-même les types de fonctionnement qu’elle souhaite mettre en place. »

L’ensemble du dossier :

- Présentation du dossier
- Une circulaire au menu
- Martigues : pour améliorer les résultats
- « Un levier pour lutter contre la difficulté »
- STAINS : le plus de la maîtresse sup’
- Rapport 2001-2003, Un climat plus serein
- Colloque : Un accompagnement souple
- En bref
- « Coordination, régulation, coopération »