Ailleurs en Europe
19 octobre 2006

Du libre choix à l’application rigoureuse d’une sectorisation en passant par un assouplissement, les pays européens optent pour des systèmes extrêmement différents.

Aux deux extrémités, les Pays-Bas et la Finlande.

Aux Pays-Bas, les parents ont le choix de l’école. La Constitution permet aux écoles de refuser des élèves en principe sur la base de leur confession. Cette ségrégation scolaire a donné naissance, pour définir les établissements, aux expressions populaires d’« écoles noires » et d’« écoles blanches », vocables maintenant utilisés par le ministère de l’Education. Sur les 7000 écoles primaires, 536 sont « noires » et composées majoritairement d’enfants d’origines étrangères. Cette année, une école primaire d’Amsterdam a même mis en place des entrées séparées selon les origines ethniques.

En Finlande la carte scolaire est rigoureusement respectée et les dérogations ne sont qu’exceptionnellement accordées. Les enfants issus de l’immigration bénéficient d’un complément d’enseignement à la langue et à la culture finnoise...Et la Finlande, à l’enquête PISA sur les acquis des élèves de 15 ans, est classée première.