Langues vivantes
Acteurs et actrices... en langue étrangère
1er avril 2011

Pascale de Clauzade dirige l’association Langues en Scène qui permet aux élèves d’apprendre une langue étrangère lors d’activités théâtrales pendant le temps imparti aux langues.

Pourquoi avoir créé l’association Langues en scène ?

Cette création est récente - juillet 2010 – et elle fait suite à un projet expérimental avec une école de Biarritz. Nous sommes partis du constat que l’enseignement des langues vivantes à l’école primaire est difficile, aussi bien pour l’enseignant que pour les élèves. Le théâtre permet de se libérer, de se désinhiber et de prendre confiance : les enfants sont pour le coup acteurs à tous les sens du terme.

Quelle est l’étendue du projet ?

Nous avons démarré en janvier 2011 dans 9 écoles, 5 sur la Côte basque et 4 à Paris, du CP au CM2. Les projets actuels se déroulent en espagnol, en anglais et en basque. L’année prochaine, en fonction des régions, nous étendrons à l’allemand et à l’italien. Les interventions sont programmées sur une base de 18 heures, animées par des comédiens natifs de la langue utilisée. Ils travaillent en collaboration étroite avec l’enseignant de la classe.

Comment avez-vous réglé la question du financement ?

Les collectivités territoriales, les mairies principalement, jouent le jeu. Nous demandons une participation aux écoles dans la mesure de leurs moyens. Nous avons obtenu une subvention du Crédit Mutuel, de certaines fondations, de mécènes et agents économiques locaux et sommes en attente des fonds communs Aquitaine-Euskadi.

Quels sont les premiers retours ?

Les élèves sont passionnés et attendent avec impatience la séance suivante. Les enseignants sont particulièrement intéressés par les aspects pédagogiques de ces interventions, d’autant plus que c’est l’occasion d’aborder certains sujets « porteurs » comme les droits des enfants ou l’égalité filles/garçons.


Le site de l’association Langues en scène

Et en particulier l’excellent reportage dans les écoles de Saint-Jean-de-Luz et Guéthary suivi de l’interview de Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp.