Initiative FSU
16 décembre : journée fédérale pour la formation
13 décembre 2010

Une journée nationale fédérale consacrée à la formation des enseignants se déroulera le 16 décembre à l’IUFM de Paris. Les syndicats de la FSU feront des propositions urgentes suite aux premiers bilans de la mise en oeuvre de la réforme, des bilans inquiétants pour l’avenir de la formation des enseignants.

La FSU organise une journée nationale fédérale consacrée à la formation des enseignants le 16 décembre à l’IUFM de Paris (10 rue Molitor, dans le 16e arrondissement). Il s’agira de lancer des propositions urgentes face aux problèmes en tous genres rencontrés lors de la mise en œuvre de la réforme de la formation des enseignants. En effet la FSU, qui continue de demander l’abandon de cette réforme, cherche à poursuivre une réflexion plus large sur une formation de qualité pour les enseignants, préoccupation qui ne semble pas à l’ordre du jour pour le ministre Luc Chatel. Celui-ci s’est récemment déclaré satisfait de la nouvelle formation lors d’une conférence de presse présentant officiellement un point d’étape des réformes...


Trois mois après la mise en place de la réforme de la formation des enseignants, le temps du bilan est nécessaire. Les retours du terrain sont très variables. Ainsi dans le premier degré, les professeurs des écoles stagiaires, d’après une enquête du SNUIpp, sont principalement sur des postes de remplaçant, et pour une bonne part, sur des postes à l’année. Leur formation se fait majoritairement en stages groupés. Mais après des affectations parfois compliquées, tardives ou encore sur des postes réputés difficiles, ils sont de plus en plus confrontés à leur manque de formation pour faire réellement la classe. Les problèmes se multiplient quant au suivi et à l’accompagnement. La situation est pire pour le second degré : absence de toute formation (73% ont eu moins d’une semaine de formation) et surcharge de travail (pas d’allègement de service, 63% dépassent même les 18 heures de cours hebdomadaires). L’ensemble des stagiaires se montrent aussi très inquiets face aux conditions de l’évaluation dont dépendra leur titularisation. En tout état de cause la première urgence serait de réduire le temps de service pour augmenter le temps de formation et de réflexion. Pour la FSU, un vrai temps de décharge de service consacré à la formation (deux tiers de temps de formation en année de stagiaire, puis lors de la première année de titularisation, un mi-temps) est nécessaire.

Du côté des étudiants, les stages qui commencent à se mettre en place sont très mal et/ou insuffisamment organisés. Moins payés que l’an dernier, ces stages se font sous forme contractuelle (et non conventionnelle). Les étudiants revendiquent aussi d’avoir tous droit à ces stages, qu’ils soient admissibles ou non. En même temps, l’arrivée des étudiants de M2 dans les écoles et établissements directement en stage de responsabilité est une source de difficultés et elle ne tient pas compte de l’intérêt des élèves.

Mais la formation, ce sont aussi les formateurs, les enseignants d’IUFM, les contenus de formation, l’avenir de la formation continue, les liens avec la recherche... Autant de points à l’ordre du jour de cette journée du 16 décembre.

L’appel du 16 décembre sur la formation des enseignants