L’intersyndicale SNUipp, SE, SGEN, Unsen-CGT, Uncevs a remis à l’Elysée les 100 000 signatures de la pétition pour le maintien des 30 000 EVS dans les écoles. Pour l’heure, aucune réponse satisfaisante n’a été apportée à l’urgence de la situation.
Ce 30 juin, la pétition ( SNUipp, SE, SGEN, Unsen-CGT, Uncevs) exigeant la prolongation des contrats des 30 000 EVS intervenant dans les écoles a été remise à l’Elysée.
Les 100 000 signatures réunies ont été « méprisées » par l’Elysée qui n’a pas dénié recevoir et entendre la délégation et ce malgré l’urgence d’une situation à laquelle le ministère de l’Education nationale et celui du travail n’apportent, pour l’heure, aucune réponse satisfaisante. ( lire le communiqué commun : 30 000 EVS traités avec mépris
L’intersyndicale s’en inquiète depuis des mois, il est inacceptable de mettre à la rue 30 000 personnes alors que l’Etat-employeur n’a pas rempli ses obligations en terme de formation et d’accompagnement, dans le but de servir de tremplin vers l’emploi."
De son côté, Luc Chatel, interpellé par la FSU lors de son audience le 30 juin, dit avoir « mis à l’étude » des solutions, solutions qu’il a confirmé à l’assemblée nationale
( lire sa réponse à un député ).
Selon ce dernier, « sur un total de 30 000 contrats, 18 000 contrats renouvelables seront renouvelés » avec les mêmes personnes. Pour les 12 000 autres, toujours selon le ministre, les contrats demeurent, l’Education nationale procédant en ce moment à une nouvelle vague de recrutement de CDD. Par contre, les personnels en place sur ces contrats depuis trois ans, eux, sont mis à la porte.
Et c’est bien cela, l’inacceptable !