Convoqués à l’initiative du SNUipp les « États généraux de la direction et du fonctionnement de l’école » se sont tenus à Paris le 23 octobre 2007.
Ce temps de réflexion et de débat a permis de replacer ce dossier sous les feux de l’actualité syndicale , en dégageant un axe revendicatif précisé dans l’appel qui a clos la journée. Outre les directrices et directeurs présents en nombre, trois personnalités avaient été invitées. Claude Lelièvre, professeur d’histoire de l’éducation à l’Université de Paris V, a refixé le cadre historique et politique du fonctionnement scolaire depuis Napoléon. Querelles entre instituteurs et adjoints au début du XXe siècle, mise en place des conseils d’école en 1969, débat sur le statut du « maître-directeur » à la fin des années 80, les discussions sur le rôle et le statut du directeur sont à inscrire dans une histoire longue. Georges Fotinos, inspecteur général de l’Éducation nationale, s’appuyant sur le rapport dont il est l’auteur (« le climat des écoles »), a pointé l’importance du relationnel dans la fonction de directeur et l’absence de formation aux « relations humaines » dans l’accession aux fonctions de directeur. Claudine Paillard, présidente de l’ANDEV (association nationale des directeurs de l’éducation des villes) a apporté, quant à elle, son point de vue, pas toujours en phase avec celui des enseignants présents, en particulier lorsqu’elle s’est prononcée en faveur d’une expérimentation des EPEP.
Les témoignages successifs des nombreux directrices et directeurs présents ont été l’occasion de rappeler que les différences organisationnelles étant importantes, les préoccupations et attentes s’en trouvent inévitablement disparates.
Pour autant, il ressort un sentiment commun : celui d’un manque cruel de temps, responsable de l’insatisfaction de ne pouvoir assumer correctement, ni la gestion de la classe, ni la tâche de direction. L’appel interpelle le ministre et dès les prémières réunions de la commission Pochard le SNUipp posera la question de la diréction d’école.