Questions d’avenir !
Pas question de marcher à reculons. L’avenir de l’école, des services publics, des emplois implique d’autres engagements.
C’est bien l’exceptionnelle participation au vote du premier tour des élections présidentielles qui marque un large intérêt et la volonté de peser sur des choix qui détermineront l’avenir de tous et de chacun.
A l’aube du second tour, mais aussi des prochaines échéances législatives, l’ensemble des organisations syndicales rappelaient leurs exigences dans tous les domaines de la vie économique et sociale.

Pour la FSU il s’agit de rester en cohérence avec les valeurs qu’elle défend. Il s’agit de rompre clairement avec les politiques qu’elle a combattues ces dernières années et de bâtir des alternatives pour un service public d’éducation qui assure la réussite de tous, une vraie égalité d’accès aux droits fondamentaux, des services publics consolidés et améliorés, une politique de progrès pour les salaires, les pensions et l’emploi, une protection sociale de haut niveau ainsi qu’une réforme des règles de représentativité et de dialogue social. Elle continue de demander le retrait de toutes les lois régressives et repressives : loi Fillon, lois Sarkozy… A l’écriture de ces lignes, le second scrutin qui aura des conséquences pour l’avenir des droits sociaux, les services publics, l’éducation, les libertés syndicales et civiques n’a pas eu lieu. Les manifestations du 1er Mai qui ont rassemblé plus massivement que ces dernières années auront fait entendre dans l’unité toutes ces revendications, mais aussi toutes les propositions pour faire avancer le progrès social.
La période électorale n’aura pas été une période de trêve : si Florimond Guimard, militant du SNUipp 13 a vu son procès reporté, de tous côtés arrestations et reconduites des familles sans papiers ne cessent de se dérouler. Le SNUipp comme la FSU s’élèvent contre ces procédures d’intimidation des personnes qui protègent les familles et multiplient avec RESF et d’autres organisations les initiatives (petition).
Le point essentiel que l’on pourra aussi retenir du bilan de de Robien, comme ministre de l’Education nationale, c’est le passage en force et l’absence de concertation. Des consultations, certes, mais tout à fait formelles : ainsi clôturant tout un train de mesures plus rétrogrades les unes que les autres, la modification « profonde » des programmes s’est faite en dépit des avis souvent très négatifs des instances de consultation. Le SNUipp qui a toujours été ouvert aux discussions sur les contenus de l’école a dénoncé les manières du ministère qui propose un texte sur les programmes dans des réunions de travail et en présente un autre très différent au vote des instances (lire l’article). Ce genre de « méthodes » est inadmissible et illustre bien le travail de laminage de l’école publique : école à deux vitesses, expérimentation des EPEP (voir l’adresse syndicale et la pétition), diminution forcée de la scolarisation des 2 ans, notamment en Bretagne (lire l’article) …
Des attaques contre le service public s’accentuent dans les autres secteurs comme en témoignent les grèves au CNDP et à l’ANPE (près de la moitié des personnels en grève). Et le déni de concertation se retrouve à tous les niveaux, c’est aussi pour cette raison qu’après les fins de nonrecevoir sur tous les dossiers brûlants que sont la fonction publique, les salaires, le droit du travail…, les organisations syndicales (FSU, UNSA, CGT, FO, Solidaires) ont collectivement décidé de ne plus participer à aucune instance officielle jusqu’à la nomination du prochain gouvernement.
A la rentrée prochaine, les effets de la politique actuelle se traduiront concrètement (effectifs, remplacement, formation). Mais l’urgence aujourd’hui pèse sur l’avenir des emplois précaires après le 30 juin. Qu’adviendra-t-il des emplois de vie scolaire EVS ? Il faut que la question des personnes (formations, validations, réemploi….) comme celle des missions qu’elles assumaient (accompagnement des élèves handicapés, aide à la direction d’école) soit absolument résolue.
Le SNUipp appellera à des rassemblements devant les IA le 23 mai prochain.
C’est dans une période lourde d’enjeux et de batailles à mener que le SNUipp tiendra son congrès à partir du 5 juin prochain à Nevers.
