Enquête: photo de groupe.

Publié le 16.09.16

Mais qui sont-ils, ces PE nouvelle génération qui déboulent aujourd'hui dans les écoles ? Beaucoup plus diplômés, un peu plus âgés, si leur profil évolue, la principale motivation qui les conduit à exercer ce métier reste, de loin, la vocation.

C'est le premier enseignement de l'enquête annuelle « Observatoire des enseignants débutants » réalisée pour le SNUipp-FSU par l'institut Harris Interactive*. Si on entre dans le détail, ils sont 74 % à déclarer avoir choisi ce métier par vocation, 57 % en raison d'un désir de travailler avec des enfants et 26 % pour des raisons plus pragmatiques comme le rythme de travail, les horaires et les congés.

Ils sont aussi plus âgés, la part de ceux pour qui il s'agit d'une reconversion après une première expérience professionnelle étant il est vrai en constante augmentation, passant de 15% en 2001 à 32% en 2016. Sans surprise, du fait des nouvelles règles d'accession au concours, ils sont aussi plus diplômés que leurs aînés, 79 % d'entre eux détenant un Master, un DEA ou un DESS et 8% un diplôme d'une grande école.

Une prise de fonction contrastée

S'agissant des conditions de leur entrée dans le métier, ils ne sont que 60% à les trouver satisfaisantes, un chiffre en baisse régulière depuis dix ans et à rapprocher d'un jugement sévère sur leur formation. Ils ne sont que 22% à la considérer positivement. C'est avant tout la connaissance de la réalité d'une classe qui leur a manqué, disent-ils pour 39 % d'entre eux, mais aussi de connaissances et d'accompagnement en matière de pédagogie (30 et 28 %), de connaissance de la charge de travail (28 %) et de gestion de groupe (28%).

Le sentiment d'être insuffisamment préparés au métier donc, et celui d'un décalage entre ce qu'ils en imaginaient et la réalité. Ils y trouvent néanmoins des satisfactions, les plus grandes concernant la réussite et la qualité de la relation avec leurs élèves, respectivement 63 et 60 %, le fait de transmettre des connaissances (53%) loin devant les vacances et la sécurité de l'emploi (28 %).

*Consultation réalisée en ligne du 19 mai au 13 juin 2016 auprès d'un échantillon de 1639 professeurs des écoles ayant cinq ans ou moins d'ancienneté.


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