Dossier " Professeur des écoles : un portrait à retoucher "
en BREF
17 juin 2014

Congés maladie :: Un signal sur les conditions de travail

Depuis 2006, le recours aux congés maladie ordinaire a particulièrement augment é chez les moins de 30 ans ou` la proportion est passée de 31,1% à 37,8% chez les hommes et de 48,5% à 57% chez les femmes. Les moins de 30 ans prennent 10 jours de congés par an contre 18,6 jours chez les plus de 50 ans. Enfin, la proportion d’enseignants exerçant en Éducation prioritaire (EP) ayant pris un congé maladie ordinaire est de 51,6% contre 46,2% hors EP. Autant de signaux sur les conditions d’exercice du métier.

Hommes/femmes :: Des disparités asymétriques

En 2013, 81% des enseignants du premier degré public sont des femmes, contre 80,6 % en 2011. Leurs collègues de sexe masculin ont en moyenne un salaire net supérieur de 8 %, et en 2013, les femmes ne représentaient que 66,6 % des promus à la hors classe. De même, les hommes sont sur-représentés dans les fonctions de direction d’école puisqu’on dénombre seulement 73,8 % de directrices. Enfin, les femmes ne représentent que 46,2% des IEN et 28,9% des Dasen. Seule « consolation » , elles sont en moyenne plus jeunes de 3 ans que leurs collègues masculins.

Formation continue :: En continuelle diminution

Entre 2003 et 2012, le nombre total de journées de formation proposées dans le 1er degré n’a cessé de baisser, passant de 813 300 journées stagiaires à 438 600. À partir de la rentrée 2009 le ministère a comptabilisé les animations pédagogiques comme temps de formation continue afin de masquer cette dégringolade. Dans la même période, le nombre d’enseignants concernés a augmenté, passant de 115 000 en 2003 à 176 300 en 2012, réduisant mécaniquement le volume de formation individuelle proposée à chacun.

Mutations et mouvement :: La mobilité empêchée

Les possibilités de changer de lieu d’exercice s’amenuisent d’année en année pour les enseignants du premier degré. Près de 5 % d’entre eux soit 16 900 demandent une mutation interdépartementale et ils ne sont que 21,3 % à obtenir satisfaction (38,9 % en cas de demande pour rapprochement familial). Des chiffres en baisse (de près de 20 points depuis 2006) qui s’ajoutent aux difficultés de mouvement à l’intérieur des départements. La multiplication des postes à profil et des postes r éserv és figent de nombreux enseignants sur des postes non choisis qu’ils ne peuvent quitter.

Retraite :: Plus tard mais à l’âge légal

Les 6200 enseignants du premier degré partis à la retraite en 2012 avaient en moyenne 58,2 ans pour les hommes et 57,7 ans pour les femmes. « Le bilan social » note un recul des départs en retraite depuis dix ans. Une baisse due à la démographie mais surtout aux réformes qui ont durci les conditions de départ. Une situation qui justifie d’autant plus la récente démarche du SNUipp-FSU auprès du ministère. Le syndicat demande que les enseignants du premier degré puissent, comme tous les autres agents de la fonction publique, prendre leur retraite cours d’année scolaire. Rubrique Syndicat/intervention

Temps partiel :: Les femmes surtout

Le temps partiel est une donnée importante du travail des enseignants qui voient pourtant ce droit se restreindre avec les difficultés d’accès aux temps partiels sur autorisation ou à 80 %. En 2012-2013, 12 % des enseignants travaillaient à temps partiel dans premier degré. Mais ce chiffre masque d’importantes différences car il concerne en fait 3 % des hommes et 14,1 % des femmes. Ces pourcentages évoluent en fonction de l’âge et, du fait de l’entrée plus tardive dans le métier, c’est à 35 ans que se situent les temps partiels les plus nombreux avec 24 % des femmes et 5 % des hommes.

L’ensemble du dossier :

- Présentation du dossier
- PE : un métier à réhabiliter
- Portrait de PE : profil haut et bas
- Rapports hiérarchiques inspection à revoir
- Rémunérations inégalités à tous les étages
- en BREF
- Chrono : Jamais autant de temps
- « Les différences persistent »