Ponction sur les contrats aidés

Mis à jour le 22.08.17

Après avoir annoncé de manière brutale le gel des contrats aidés, le gouvernement sonne le glas des missions d’aide à la direction d’école et met à mal l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Aucune mesure n’est prévue pour l’emploi de ces personnels non renouvelés ni pour répondre aux missions qu’ils assuraient.

La ministre du Travail et le Premier ministre ont décidé de manière brutale et unilatérale, sans prévenir les personnels concernés, du non-renouvellement de contrats aidés touchant potentiellement la bagatelle de 350 000 personnes à travers l’Hexagone et les territoires d’Outre-mer. Une consigne qui a été donnée par mail aux préfets en charge d’attribuer ces moyens aux associations, collectivités locales et services publics de l’État comme l’Éducation nationale ou le secteur sanitaire et social. Si ces deux derniers sembleraient en partie épargnés par la mesure, il n’en reste pas moins que la réduction drastique annoncée des contrats en CUI et CAE les touchera également.

Fin des aides à la direction d’école

Les missions d’aide à la direction d’école seraient ainsi purement et simplement supprimées, à l’issue des contrats en cours, là où elles existaient encore, afin de préserver l’essentiel des postes sur l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Une situation qui va  désorganiser les écoles dès cette rentrée et encore alourdir la tâche des directrices et directeurs d'école. Avec 50 000 contrats prévus au lieu des 73 157, pas sûr non plus que l’ensemble des besoins pour assurer l’accompagnement des élèves puisse être couverts.
Ces contrats  assurent pourtant des missions indispensables, comme l’aide à la direction, qui nécessitent la création de véritables emplois. Le gouvernement laisse ainsi dans l’embarras bon nombre de collectivités territoriales en mal de financement, des écoles et surtout des personnes qui comptaient sur cette embauche, même précaire, dans une situation de chômage de masse.