Rythmes
Rythmes : vite, des premières précisions !
15 avril 2014

Les propositions d’assouplissement seront connues sous une dizaine de jours. En attendant, il y a urgence à apporter des premières précisions de méthode et de calendrier afin d’éviter toute cacophonie.

Le ministre de l’Éducation nationale vient de déclarer ce mardi à l’Assemblée nationale qu’il ferait des propositions « sous une dizaine de jours » au Premier ministre Manuel Valls concernant les évolutions réglementaires de la réforme des rythmes scolaires.

En attendant, il y a urgence à apporter des premières précisons. En effet, il est impossible de laisser chacun interpréter les intentions ministérielles sur ce qui serait possible de faire ou de ne pas faire en terme d’organisation de la semaine et de la journée. Un maire ne peut pas imposer tout seul une nouvelle organisation, ni même décider unilatéralement de revenir sur un projet qui faisait accord jusque là.

Le ministre doit faire entendre la voix de l’Éducation nationale. Il a la responsabilité du temps scolaire et reste l’employeur des enseignants. Jusqu’ici, la main a déjà été trop souvent laissée aux collectivités locales. Cela doit changer.

Le SNUipp-FSU demande au ministre de présenter dès maintenant la méthode et le calendrier national de concertation à venir. S’il est important de préserver les projets qui feraient accord, il est incontournable d’ouvrir des discussions là où il y a désaccord et là où aucun projet n’ a été présenté. Dans ce cadre, le conseil d’école constitue le lieu de concertation et de propositions. Partout, il doit être réuni selon un calendrier fixé dès maintenant.

Pour le SNUipp, un nouveau cadre réglementaire défini nationalement doit permettre de dépasser le cadre strict des neuf demi-journées et s’assurer de l’adhésion des enseignants au sein des conseils d’école.

- possibilité doit être donnée de déposer de nouveaux projets en reformulant des propositions adaptées au nouveau cadre réglementaire assoupli. Le ministre doit dégager du temps pour les enseignants.

- des organisations de la semaine dérogatoires aux neuf demi-journées existant depuis de nombreuses années doivent pouvoir perdurer mais aussi s’étendre à d’autres villes avec l’accord des enseignants.

Le temps presse. Enseignants, parents et élus doivent y voir clair. Il ne faut pas laisser s’installer la pagaille.