Défense des contrats de résident
Une mobilisation exceptionnelle
14 février 2017

- Non renouvellements de détachements
- Suppressions de postes de résident
- Fin des rompus de temps partiels

Le SNUipp avait prévenu : "À force de jouer avec le feu, l’AEFE et le MEN finiront bien par incendier le réseau plus rapidement qu’ils ne le croient."

C’était chose faite le 9 février et le 13, une première victoire venait saluer cette mobilisation exceptionnelle.

PDF - 137.6 ko

Le SNUipp-FSU avait alerté une fois encore l’AEFE lors du Comité technique du 2 février : « A force de jouer avec le feu, l’AEFE et le MEN finiront bien par incendier le réseau plus rapidement qu’ils ne le croient. Aujourd’hui, jour du CT, le lycée Franco Hellénique est en grève pour ses postes et la FSU Espagne vient de déposer un préavis de grève pour s’opposer aux non renouvellements et aux fermetures, ainsi que Tokyo, Vienne, l’Italie entière ... »
(Lire déclaration liminaire ci-contre.)

La même semaine donc, des préavis de grève locaux étaient déposées pour le 9 février par plusieurs sections locales du SNUipp-FSU en coordination avec le secteur HDF.
Le Canard enchaîné du 8 y consacrait un article : Article du Canard enchaîné du 08/02/17

Ce jour-là, c’est bien un mouvement d’une ampleur exceptionnelle qui a eu lieu.

Enseignants du primaire et du secondaire, résidents et agents de droit local, personnels non enseignants, tous se sont unis pour défendre les collègues affectés par des refus de renouvellement de détachement, pour défendre le statut de résident, et pour défendre l’avenir du réseau public.

Nous remercions nos camarades du SNES-FSU pour leur soutien, leurs articles et leurs appels en relais. De surcroît, dans certains pays où l’information mutuelle et la transparence étaient de mise, les actions de grève ont pu être menées en intersyndicale avec le SE et d’autres organisations. Accueil à l'entrée de l'école du L.F.Madrid, avec la FSU et CCOO.

Des chiffres de mobilisation ont été exceptionnellement forts, souvent proches de 90% de grévistes (voire 100%) dans plusieurs établissements en Espagne, au Caire, à Vienne, à Bruxelles, à Tunis, en Italie, à Tokyo. (Les chiffres ici.)

Les grévistes ont interpellé par courriers et/ou rencontré leurs administrations, les élus, les parents d’élèves.

Des rencontres ont eu lieu avec les Conseillers culturels (voire avec l’ambassadeur comme à Madrid). Une soixantaine d'enseignants ot été reçus par le Conseiller culturel et son adjointe à Madrid.

Ce n’est donc pas un hasard si le 13 février le directeur du cabinet de la Ministre de l’Éducation nationale s’adressait à la Co-secrétaire générale de SNUipp (et au SE) pour annoncer le renouvellement de tous les détachements à l’étranger. (Lire notre flash spécial ici.)

C’est un vrai soulagement pour les collègues, mais le SNUipp reste vigilant et attend communication hiérarchique et application de cette décision. Il demandera, si nécessaire, intervention des sections départementales. La DGRH B2 1 du MENESR vient cependant de nous confirmer que c’est elle qui avait la main et que tous les renouvellements de détachements pour TOUS les départements seraient bien accordés en septembre 2017 pour période correspondant à la durée du contrat, soit TROIS ans à l’AEFE.

Des questions restent encore en suspens comme celle des enseignants ayant déjà bénéficié d’un "renouvellement" d’un an sur l’année scolaire précédente... D’autres ne sont toujours pas réglées par cette mesure comme celle des nouveaux titulaires ex-recrutés locaux ou plus largement celle des premiers ou nouveaux détachements. Nous sommes et nous serons là pour tous, nous continuons à lutter pour des certitudes positives pour tous les personnels concernés !

Nous n’en restons donc pas là et maintenons l’audience prévue dans le 94 le lundi 20 février et l’entretien au ministère le 22.

Une première victoire qui ne doit pas nous faire oublier que le statut et les postes de résident ont encore besoin d’être défendus et que nous devons rester solidaires et continuer ce travail.

D’ailleurs, le 14 février, tout le réseau Maroc maintenait sa grève, à l’appel initial du SNUipp qui a invité le SE à se joindre au mouvement.