Union européenne
UE : sorties précoces contrôlées
11 mai 2015

12% des jeunes européens de 18 à 24 ans ont quitté le système scolaire sans diplôme et sans suivre de formation après ce départ. Ce taux de «  sortie précoce  » préoccupe l’Union européenne car, selon une récente note de la DEPP, il est non seulement prédictif d’une privation d’emploi accentuée pour ces jeunes mais aussi, à plus long terme, d’ «  un risque d’exclusion sociale pour leur descendance  ». C’est pourquoi l’UE s’est fixé un objectif de moins de 10 % de sorties précoces à l’horizon 2020. Un taux généralement déjà atteint dans les pays du nord et de l’est de l’Union mais qui peut dépasser les 20 % plus au sud. S’en sortent mieux les systèmes éducatifs qui, d’une part, assurent «  une continuité entre les enseignements primaire et secondaire à travers des troncs communs non sélectifs  », et d’autre part, développent et valorisent «  les enseignements professionnels qui protègent du décrochage  ». La France, avec 9,7 % de jeunes de 18 à 24 ans qui n’ont ni CAP, ni BEP et n’ont pas suivi de formation le mois précédent l’enquête, fait légèrement mieux que la moyenne. Mais, selon la DEPP, ce chiffre marque une stagnation de la baisse enregistrée dans les décennies précédentes. Seules des interventions précoces et coordonnées permettent de lutter contre ces sorties, précise la note. Aux Pays-Bas par exemple, cela s’est traduit par le repérage de l’absentéisme et du décrochage, une meilleure coordination des acteurs locaux et davantage de liens avec les filières professionnelles. En Irlande, c’est le renforcement des politiques d’éducation prioritaire qui a permis des progrès.

Lire :
- la note de la DEPP