Dossier : "Pour que les cycles tournent rond "
Travail en équipe : Une pratique « ordinaire »
14 janvier 2014

À l’école Sagebien d’Amiens, travailler par cycle est entré dans une pratique ordinaire et volontaire des enseignants. Dans son cycle, chacun, à son rythme et par affinités, croise projets et pratiques.

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Favoriser l’autonomie des élèves.

L’école élémentaire Sagebien est située dans un quartier plutôt aisé de la ville d’Amiens. C’est dans cette école de 7 classes que Marie Moquet et Christelle Rivallain sont enseignantes en cycle 3. Avec leurs collègues, elles se retrouvent régulièrement en conseil de cycle, partie immergée de l’iceberg, ce lieu où l’on discute des élèves en difficulté et où s’élaborent les PPRE. Mais pour elles, travailler par cycles c’est bien plus qu’établir une programmation étalée sur 3 ans ou prévoir des livrets communs. Les cycles c’est au quotidien qu’elles les vivent dans leur classe de CM1 et de CM2 et cela rythme la vie de l’école et leurs projets. Le Contrat Local d’Éducation Artistique qui mêle théâtre et enseignement de l’anglais, les sorties pédagogiques et culturelles, les échanges de service et les décloisonnements entre les classes de CM, les activités intercycles, tout est décidé ensemble des projets à leurs réalisations, de l’emploi du temps aux exploitations en classe. Ce travail en équipe demande beaucoup d’investissement. « Il faudrait plus de temps de concertation » regrette Marie Mocquet car tout cela n’est possible que par le désir de ces enseignantes de répondre au mieux aux besoins de leurs élèves. « Ce travail par cycles représente un vrai plus pour nous et pour les élèves. Nous tendons à assurer une meilleure transition pédagogique dans nos choix mais aussi une continuité méthodologique qui est rassurante pour les élèves, qui leur permet d’avoir plus d’autonomie, d’avoir des repères sur des temps plus longs ».

Pour le bénéfice de tous

Au sein des classes, le climat est meilleur car les élèves évoluent dans une ambiance constructive et d’entraide respectueuse des rythmes de chacun. « Les élèves savent que les maîtresses communiquent » ajoute Marie Moquet lorsqu’elle évoque l’Aide Personnalisée qui fonctionnait aussi par cycle. Un des regrets de cette enseignante engagée c’est le samedi matin « On pouvait vraiment travailler de manière différente, faire des ateliers en français et en mathématiques en mélangeant les élèves des classes pour répondre au mieux à leurs difficultés » .