10 septembre
Toutes et tous en grève pour défendre et améliorer nos retraites
3 septembre 2013

Dans la logique des réformes précédentes, la réforme annoncée se traduirait par faire cotiser plus et plus longtemps les salariés, amplifiant ainsi la décote, ainsi que par une baisse des pensions des retraités.

Une réforme des retraites dans la continuité des précédentes : cotiser plus pour toucher moins !

Dans la logique des réformes précédentes, la réforme annoncée se traduirait par une augmentation de la durée de cotisation pour atteindre 43 ans. Cet allongement de la durée de travail diminuerait fortement le niveau des pensions en renforçant les effets de la décote. A 62 ans, elle atteindrait bien souvent sa valeur maximale de 25 %.

C’est encore une fois les salariés qui vont payer !

Le projet de réforme devait se traduire par une répartition équilibrée entre contributions des salariés et des employeurs à hauteur de 0,3% chacun. Mais le gouvernement s’est engagé à compenser la hausse de cotisation retraite pour les entreprises. Les cotisations patronales devraient être compensées par une baisse des cotisations familiales. Cela risque fort de se reporter sur la CSG ou l’impôt. Au final, ce sont donc les salariés et les retraités qui vont payer l’intégralité de cette réforme.

Une hausse des cotisations baissant à nouveau les salaires

Le coût annuel de la hausse de 0,3% des cotisations vieillesse serait de 88 euros pour un PE au 8e échelon en 2020. La hausse des cotisations déjà programmée par la réforme de 2010 représenterait pour cette même année un coût de 557 euros. Et si le gel du point d’indice se poursuit avec une inflation de 1,8%, à situation constante, le cumul des pertes s’élèverait au total, pour un PE au 8e échelon, à plus de 1 000 euros annuels.

D’autres sources de financement sont possibles

Pour le SNUipp-FSU, il faut changer de logique et accroitre les ressources des régimes de retraite en répartissant autrement les richesses. Créer de l’emploi, augmenter les salaires, rendre la fiscalité plus juste (la fraude fiscale représente une perte annuelle de ressources estimée entre 50 et 60 milliards), remettre à plat les exonérations… contribueraient à préserver et améliorer notre système de retraite.

Lire aussi :
- quelques exemples de l’impact du projet
- estimez l’impact sur votre future pension
- grève du 10 septembre : infos pratiques