La FSU salue le courage et la détermination du peuple tunisien qui a mené la révolution « du jasmin » victorieuse.
Ce peuple jeune s’est soulevé devant l’intolérable situation d’injustice sociale et économique de son pays. Ce mouvement social est très vite devenu un mouvement politique qui a donné lieu à un mois de manifestations et de mouvements dans tous le pays. Le peuple tunisien, qui a payé un lourd tribut à la politique de Ben Ali, a aussi été frappé par la répression sanglante. Après 23 ans de despotisme, Ben Ali, soutenu jusqu’au bout par le gouvernement français, complice et "ami" du despote, a été contraint de quitter le pays. Cette révolution a mis en avant des exigences sociales et démocratiques. La FSU, solidaire avec le mouvement social et syndical tunisien, s’associe aux espoirs du peuple tunisien et des forces démocratiques pour que s’écrive une nouvelle page de l’histoire en Tunisie, pour que cette victoire ne leur soit pas confisquée. Ceci passe par l’amnistie pour tous les militants injustement condamnés et spoliés par le régime Ben Ali, l’identification et la condamnation des responsables des massacres, la mise en œuvre d’une politique permettant de satisfaire les droits sociaux et économique et l’organisation d’élections législatives et présidentielles incontestables.
Solidarité –Tunisie
La fuite du dictateur Ben Ali est une grande victoire pour le peuple tunisien. Ben Ali, au pouvoir depuis 23 ans, soutenu jusqu’au bout par le gouvernement français, complice et "ami" du despote, a quitté le pays sous la pression de manifestations de plus en plus massives, expression d’une révolte de tout un peuple qui a payé un lourd tribut à la politique de Ben Ali et à la répression sanglante de ces dernières semaines. Ce mouvement, rassemblant les jeunes, les femmes, les chômeurs et précaires, les salariés, les syndicalistes, les étudiants et les enseignants, les avocats a fait preuve de courage, de détermination et d’unité. Il a mis en avant des exigences sociales et démocratiques : "le droit au travail" (40% des jeunes diplômés sont au chômage), le « droit à une juste répartition des richesses », la « lutte contre la corruption et le népotisme », et la liberté des medias. Le pouvoir de Ben Ali est tombé, mais son régime et son parti du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), certes déstabilisés et affaiblis, tentent de se maintenir en place par la violence et de poursuivre leur politique économique et sociale tout à la fois capitaliste néolibérale et népotiste. Politique qui, bien qu’ayant coûté très cher au peuple tunisien, a été donnée en exemple par les institutions financières internationales et a bénéficié des accords de partenariat Euromed avec l’Union européenne et du soutien inconditionnel des gouvernements français. La FSU, solidaire avec le mouvement syndical tunisien et le mouvement social en général, s’associe aux espoirs du peuple tunisien et des forces démocratiques pour que s’ouvre une nouvelle page de l’histoire en Tunisie, pour que cette victoire ne soit pas confisquée, ce qui passe par l’amnistie pour tous les militants injustement condamnés et spoliés par le régime Ben Ali, l’identification et la condamnation des responsables des massacres. Nous soutenons la revendication du mouvement social tunisien de la constitution d’un gouvernement provisoire composé de toutes les tendances politiques démocratiques, mais sans aucun représentant de l’ancien régime et de membre du RCD, chargé de préparer des élections libres et démocratiques, régies par un nouveau code électoral. Il s’agit de permettre aux Tunisiennes et aux Tunisiens de reprendre leur destinée en main, d’obtenir la satisfaction de leurs revendications sociales, économiques et politiques, de concrétiser le slogan de leur révolution « pour le travail, la liberté et la dignité ». La FSU considère cette révolution « du jasmin » comme une véritable leçon pour tous les peuples du Maghreb, pour les peuples opprimés, et pour tous les peuples du monde. En Algérie aussi, le peuple est descendu dans la rue, notamment la jeunesse pour protester contre le chômage, la vie chère, dans ce pays riche en hydrocarbures. Il y a eu des morts. La FSU affirme sa solidarité ; elle suivra avec attention l’évolution de ce mouvement. Nous n’oublions pas les martyrs du régime despotique de Ben Ali, et ceux de cette révolution. La FSU exprime sa solidarité avec le peuple tunisien dans son combat pour la démocratie et pour un ordre social juste.