Dossier : "Innovation : des essais pour transformer"
S’adapter en équipe : Changement de cadre
9 septembre 2013
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« Mieux vivre le quotidien à l’école c’est important pour les élèves comme pou r les enseignants » annonce Laurence la maîtresse de Petite section de l’école primaire Paul Langevin à Vizille (Isère). C’est pourquoi dans cette école de 6 classes installée dans un quartier populaire, on fourmille de projets pour rapprocher les familles de l’école. C’est aussi pourquoi, il y a deux ans, l’équipe décide volontairement de modifier son fonctionnement pour assurer une meilleure prise en charge collective des élèves. Elle conservera les trois classes maternelles mais les enseignants de maternelle se répartiront leurs élèves l’après-midi et interviendront dans les classes élémentaires pour alléger le travail de leurs collègues qui auront de gros effectifs et des classes à double section.

Un cadre d’apprentissage solide et sécurisant

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À Paul Langevin,on travaille la continuité maternelle élémentaire.

La première année Laurence prend donc en charge les CE1 d’Isabelle et d’Alexandra qui se partagent la classe de CE1/CE2 tous les jours de 13h30 à 15h30. Les deux sections peuvent ainsi travailler en petits groupes sur des domaines qui s’y prêtent comme la découverte du monde ou qui posent des problèmes d’apprentissage comme la numération et la production d’écrits. L’année suivante c’est Sandrine la maîtresse de GS qui rejoint le dispositif et prend en charge une des sections de la classe de CM1/CM2 de Valérie toutes les fins d’après-midi. Un simple décloisonnement ? Peut-être, mais les interventions régulières et fréquentes basées sur des domaines d’apprentissage fixes installent un cadre d’apprentissage et un mode de fonctionnement sur lesquels l’équipe peut s’appuyer pour rechercher une meilleure réussite scolaire. Regards croisés sur les élèves, lien et continuité entre la maternelle et l’élémentaire, démarches en petit groupe, l’équipe engrange des savoirs et des savoir-faire dans l’expérience. Elle les fera valoir en demandant à bénéficier du dispositif « plus de maîtres que de classe » pour institutionnaliser le fonctionnement qu’elle a testé. C’est chose faite : la rentrée se fait cette année avec un maître surnuméraire.