Priorité au primaire, rythmes
Quinzaine d’action du 4 au 20 novembre
21 octobre 2013

A partir du 4 novembre, le SNUipp-FSU organise une quinzaine d’action dans les départements sous formes de grèves, de rassemblements et d’audiences auprès des DASEN avec comme point d’orgue, le 20 novembre, un rassemblement national de délégations départementales devant le ministère de l’Éducation Nationale.

Formation continue absente, conditions de travail dégradées, rythmes : le ministre doit répondre. Pour la réussite des élèves, les enseignants demandent une priorité au primaire concrète et lisible. Les difficultés liées à la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires écrasent toutes les autres mesures pour l’école primaire. Tant que le ministre n’apportera pas des réponses sur ce dossier des rythmes, tout le reste sera inaudible. Tout le reste est même en danger, il y a urgence. Notre école a besoin d’un cap clair et de priorités lisibles.
Le SNUipp-FSU interpelle le ministre. Il doit ouvrir des discussions pour assouplir le décret et permettre de nouvelles organisations adaptées à la maternelle, aux réalités locales et aux besoins professionnels des enseignants (un mercredi sur trois libéré pour le travail de concertation, après-midis libérés pour dégager un temps péri scolaire conséquent ...). Il ne s’agit pas de reculer mais d’avancer, pour améliorer la réforme et passer très vite aux nécessaires transformations pédagogiques favorisant la réussite de tous les élèves, notamment des plus fragiles.

Donner du corps à la priorité au primaire

Le SNUipp demande la mise en œuvre d’une formation continue qui est pour l’heure absente de la “refondation”. On n’améliorera pas la réussite des élèves sans armer les enseignants d’une formation solide et nourrie par les résultats de la recherche.

- Il demande aussi un budget ambitieux pour la rentrée 2014 afin de faire baisser les effectifs, de déployer le dispositif du plus de maîtres que de classes, de réimplanter les RASED... Or, pour cette rentrée 2014, la priorité au primaire est en retrait. 2 355 postes supplémentaires sont prévus pour les écoles (contre 3 046 cette année) avec 30 000 élèves supplémentaires attendus dans les classes. Seuls 295 postes sont programmés pour le plus de maîtres que de classes contre 900 cette année.

- Il demande enfin des conditions d’exercice du métier améliorées. Il faut mettre fin aux sollicitations administratives incessantes et aux contrôles tatillons. Le travail des enseignantes et des enseignants des écoles doit être au service de l’action pédagogique pour leurs élèves. Ils sont des professionnels. Ils ont besoin de confiance.

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- conditions de travail, rythmes : le ministre doit répondre

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