Violences faites aux femmes
Protéger les enfants
11 décembre 2013

Dans de cadre de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, le colloque du 21 novembre à Paris rappelait l’importance d’une protection juridique et sanitaire des enfants.

Aujourd’hui,10% des femmes sont victimes de violences conjugales en France et une femme meurt tous les 2 jours sous les coups de son compagnon... Des chiffres rendus publics lors d’un colloque qui se déroulait le 21 novembre dans le cadre de la « journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes » proclamée par l’ONU en 1999. Mais derrière ces chiffres effarants se cache une autre réalité : celle des « conséquences directes ou indirectes sur les enfants témoins de ces violences » explique Dominique Attias, déléguée à la défense des mineurs. Ainsi, Anne Dupuy, juge aux affaires familiales (JAF), estime-t-elle que « les violences conjugales quotidiennes vont empêcher l’enfant de se construire ». Le JAF peut ainsi confier l’exercice exclusif de l’autorité parentale à un seul parent, parce que « la violence n’attend pas ».

La violence n’attend pas

Un choix corroboré par Muriel Salmona, psychiatre et psychothérapeute, qui explique que les violences conjugales génèrent chez les enfants des traumatismes psychologiques et neurologiques très importants que seule une prise en charge rapide peut résorber. C’est pourquoi la justice doit pouvoir réagir rapidement explique le procureur Sylvie Moisson. Ainsi le tribunal de grande instance de Seine St Denis prend des mesures de prise en charge immédiate et adaptée auprès des enfants témoins de violences et de féminicides. Même constat pour Ernestine Ronai, coordinatrice interministérielle : « L’enfant vit dans la crainte de ce qui va se passer le soir. Et même s’il n’est pas témoin directement de la violence il sait ce qui se passe et construit des sentiments de peur, d’angoisse, de honte et de culpabilité » explique -t-elle, défendant le travail en commun de tous les acteurs, sinon pour vaincre, au moins pour « faire reculer ce fléau et protéger les enfants ».

A consulter :

- Le site stop-violences-femmes