Grève le 3 février
Pour la réussite des élèves : des conditions de travail améliorées
26 janvier 2015

Faire de l’école primaire une priorité, c’est prendre des mesures concrètes pour améliorer l’exercice quotidien du métier dans les classes.

Besoin d’enseignants

Le budget 2015 ne prévoit la création que de 2 511 postes pour le primaire. Au final, une fois réalisées les nouvelles mesures pour l’éducation prioritaire (allègement du temps de service en REP +) et pour la direction d’école (Décharge d’un tiers de service pour 9 classes), il ne restera que 800 postes pour ouvrir des classes - au mieux un poste pour 27 élèves - les postes de remplaçants, les RASED, le plus de maîtres que de classes.... A l’évidence, le compte n’y est pas !

Des effectifs de classe qui restent chargés et pénalisent d’abord les élèves les plus en difficulté

Les classes françaises restent parmi les plus chargées des pays de l’OCDE. Il y a saturation. Or, des études confirment le lien entre réussite scolaire et taille des classes. Pour le SNUipp-FSU, ce doit être pas plus de 25 élèves, pas plus de 20 élèves en éducation prioritaire, 15 au maximum dans les classes de tout-petits et des effectifs spécifiquement allégés en cas de scolarisation d’un élève en situation de handicap ou signalé à la MDPH.

Un redécoupage de la carte de l’éducation prioritaire qui manque de souffle

L’enveloppe fermée de moyens allouée à la nouvelle cartographie de l’éducation prioritaire reste insuffisante. La dégradation des conditions socio-économiques depuis 30 ans et ses conséquences sur l’école nécessitent d’amplifier un dispositif qui laisse encore de côté bon nombre d’écoles et de collèges.
Des conditions de travail améliorées, c’est aussi bénéficier de plus de temps. Il faut revoir le cadre des 108 heures qui explose et mettre fin aux APC. Il faut aussi remettre à plat la réforme des rythmes et revoir les modes de gestion des personnels (inspection, rapport à la hiérarchie, mutations, temps partiel, droit syndical...)

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