Elections AEFE
Pour la priorité à l’éducation au delà des frontières
23 mars 2015

Par leur vote massif en faveur des syndicats de la FSU et par leur participation, supérieure à la moyenne nationale (57% en CT, 54% en CCPC), les électeurs ont pris la mesure des enjeux de ces élections à l’AEFE. L’Agence doit désormais prendre en compte le message clair qui lui a été adressé.

La priorité à l’éducation doit dépasser les frontières

Mesure phare du quinquennat de François Hollande, la priorité à l’éducation n’a trouvé d’autre traduction à l’étranger que la baisse des crédits à l’Agence, le plafond d’emplois de résidents et de recrutés locaux en EGD, le verrouillage de l’enveloppe ISVL et de celle des bourses scolaires, la poursuite du démantèlement du réseau Madagascar, les fermetures ou déconventionnements d’établissements (derniers en date : Agadir et Mexico), l’envolée des frais de scolarité (+47% en 5 ans) et la précarisation des personnels...

Dans un contexte de forte croissance démographique du réseau (17% d’élèves de plus en 5 ans), le SNUipp n’a eu de cesse de dénoncer la politique du "toujours plus avec moins" qui se traduit par la marchandisation de l’enseignement français à l’étranger au profit de la "diversification" de l’offre éducative (établissements partenaires, voire hors réseau homologués...).

Le redéploiement géographique des moyens d’enseignement prôné par la tutelle vers des zones à forte croissance économique remet en question les liens historiques et culturels de la France avec les pays.

Dans les urnes, près des deux tiers des personnels du réseau, ont clairement demandé à l’AEFE et à sa tutelle de redonner à l’opérateur public les moyens de ses ambitions. Cela passe par une dotation suffisante pour permettre à l’opérateur public de fonctionner, l’augmentation des postes en détachements pour éviter à 700 titulaires du réseau une interruption de carrière