Mobilisation
Plus de 135 000 enseignants en grève le 5 décembre
3 décembre 2013
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Plus de quatre enseignants sur dix étaient en grève hier, soit près de 135 000 professeurs des écoles. Des défilés se sont déroulés partout en France, notamment à Paris où près de 5 000 personnes ont manifesté à l’appel du SNUipp-FSU, du SNUclias et d’EPA.

Comme l’indique la publication du sondage Institut Harris Interactive pour le SNUipp-FSU, les attentes des enseignants du primaire sont fortes. Le métier est de plus en plus complexe et les conditions de son exercice restent difficiles. Pouvoir bien faire son métier au service de la réussite des élèves constitue une demande urgente.

L’enquête PISA de ce jour confirme l’importance de démocratiser la réussite de notre école, parce qu’il est aujourd’hui insupportable de voir les écarts se creuser entre ceux qui réussissent le mieux et les 20% d’élèves les plus en difficulté issus des milieux les plus défavorisés. Il est donc urgent d’inverser cette tendance. Ce n’est pas qu’une question de rythmes. Aujourd’hui cette réforme mal pensée est largement contestée et suscite l’exaspération dans beaucoup d’écoles. Cela ne peut plus continuer ainsi. Le SNUipp-FSU demande qu’il n’y ait pas de généralisation à la rentrée prochaine. Dès maintenant, la réforme doit être suspendue et des discussions doivent s’ouvrir immédiatement pour écrire un nouveau décret des temps scolaires.

N’oublions pas que l’enjeu fondamental pour notre école est ailleurs. C’est celui de la réussite de nos élèves qui se construit d’abord et avant tout sur le temps scolaire. Cette ambition réclame un mieux d’école qui conjugue l’amélioration des conditions d’apprentissage des élèves et celle des conditions de travail des enseignants.

Pour le SNUipp-FSU, la priorité au primaire, ce doit être des mesures concrètes qui se vivent dans les écoles notamment pour aider les élèves les plus fragiles en s’appuyant sur le professionnalisme des enseignants : baisse des effectifs, formation continue, déploiement du « plus de maîtres que de classes », temps pour le travail en équipe, confiance envers les enseignants, revalorisation du métier avec notamment l’alignement de l’ISAE sur l’ISOE du second degré… la priorité au primaire a besoin d’un coup d’accélérateur. Le ministre doit y répondre.


Télécharger :
- la note de presse recensant les taux par département