Selon la CNIL, il ne peut y avoir de vidéo-surveillance des cours de récréation, des préaux... à titre permanent. Elle met en demeure certains établissements scolaires afin qu’ils modifient leurs dispositifs et informent les personnels, les élèves et leurs parents de leur existence.
Utilisés a priori pour surveiller et sécuriser les abords des établissements scolaires, les dispositifs de vidéo-surveillance ont tendance à s’installer en leur sein même et ce, le plus souvent à l’insu des personnels, des élèves et des parents. Ceux-ci s’en sont alertés et ont saisi la Commission nationale informatique et libertés. Après plusieurs contrôles, la CNIL a mis en demeure 5 établissements de revoir leurs dispositifs.
En effet, la CNIL considère qu’une « surveillance permanente des lieux de vie » (cour de récréation, préaux, jardins, foyers...) est une atteinte aux libertés des personnels et des élèves et ne pourrait être justifiée que par des « circonstances exceptionnelles ». Elle conseille d’avoir recours à « des moyens moins intrusifs » comme par exemple un meilleur contrôle de l’accès aux bâtiments scolaires. Elle exige également que « les élèves, leurs parents et les personnels soient informés de l’existence de ces dispositifs et de leur finalité ».